|
«Réagissant aux dernières et tonitruantes
déclarations de l’épouse de Arafat, Chirac a déclaré
: «cette femme est un véritable…
…poison ! »
Nombreuses ont été les réactions des lectrices et lecteurs à la chronique
parue hier lundi et traitant du drame affreux de ces deux sœurs assassinées par
un groupe terroriste dans la ferme familiale à Mendès, entre Relizane et Tiaret.
Un double crime atroce qui intervient au moment où il est de bon ton de
commenter, bien au chaud, un projet présidentiel d’amnistie générale. Entre
autres réactions, celle de ce lecteur. Devant son texte, devant l’émotion qui
s’en dégage, je n’ai pu résister au besoin de vous faire partager ce que j’ai
ressenti à sa lecture :
Hakim, merci ! Oui ! Tanemmirt, Sahit, et aussi Chokran, dans le sens
kabyle, celui de louer. Ce n’est rien, certes. C’est peu, je le sais. Mais je
suis témoin que des voix ne se taisent pas, n’oublient pas les innocentes
victimes. Elles meurent anonymes et leurs parents n’osent même plus porter
plainte. A qui d’ailleurs ? Seul Dieu entend leur clameur, voit l’angoisse et la
colère impuissante qui les étreint. Oui, je le sais aussi, ce Dieu est bien
silencieux, d’un silence assourdissant celui-là. Nos prières lui parviennent-
elles au moins se demande-t-on dans notre rage et notre désespoir ? Se peut-il
qu’il ne bronche pas tandis que les deux jeunes filles de Mendès subissent le
martyre et agonisent ? Dort-il tranquille, s’il dort, puisque nos ancêtres
disent de lui qu’il ne dort jamais ? Alors, Dieu que nous ne comprenons plus, va
pour le martyre, puisque tu y consens ! Mais n’oublie pas les cris des deux
jeunes filles de Mendès. Nous t’en prions. Nous te supplions ! »
Oserais-je rajouter après ce texte poignant que je fume du thé pour rester
éveillé, car le cauchemar continue ?
H. L.
|