
Actualités : DES RÉUNIONS SECRÈTES POUR LA REPRISE DES EPE ONT EU LIEU RÉCEMMENT L’UGTA met en garde contre “la politique du fait accompli”
Même si elle a donné son accord pour «accompagner » le processus de privatisation enclenchée par le gouvernement en direction de 1200 entreprises publiques, la Centrale syndicale mise «énormément sur l’engagement ferme pris par le gouvernement envers les représentants des travailleurs pour l’ouverture d’un débat autour de cette question». Or, des informations annoncées ici et là faisant état de rencontres «discrètes » qui ont eu lieu, il y a quelques jours entre des patrons d’entreprises privées et des représentants du gouvernement n’ont pas laissé indifférente l’UGTA. Une source proche de la direction nationale de la Centrale syndicale n’a pas hésité à qualifier cette démarche «de dangereuse », pouvant être à l’origine d’une «réaction radicale de la base syndicale et par voie de conséquence des cadres syndicaux des secteurs concernés». En effet, la problématique réside dans le fait que le processus engagé a d’ores et déjà court-circuité le partenaire social, en l’écartant d’emblée de toutes consultations engageant l’avenir de l’entreprise publique. Notre source, qui a voulu garder l’anonymat, s’est interrogée «sur cet excès de précipitation» et met en garde contre «toute tentative de bouleversements qui venait à remettre en cause l’accord de principe «conclu» avec l’exécutif sur l’ouverture d’un dialogue fructueux avec le partenaire social, d’autant plus que la réunion avec les fédérations le 3 novembre dernier a été marquée par un engagement des cadres syndicaux à respecter le principe de la concertation avec les pouvoirs publics, sous huitaine que ces derniers respectent aussi leurs engagements». «Pour tout dérapage, la responsabilité de l’UGTA est totalement dégagée. La Centrale syndicale a lancé le principe d’un débat fructueux, mais elle refuse toute dérive. Nous revendiquons un langage clair, mais nous refusons la politique du fait accompli qui n’arrangera personne. Beaucoup de pays ont joué la carte de la précipitation, mais ils ont connu un échec. L’UGTA qui opte pour le pragmatisme, sollicite la même démarche du gouvernement. Le fait accompli est un marché dangereux», ajoute notre source. En effet, au niveau de l’UGTA on se réfère à la résolution n°06 du 4 juillet 2004 qui a évoqué «le dialogue et la communication avec le partenaire social dans le cadre des opérations de partenariat, d’ouverture de capital et de privatisation ». La résolution portant orientation du chef du gouvernement, de surcroît, président du Conseil de participation de l’Etat (CPE) a décidé «d’engager les actions communications et d’information nécessaires envers le partenaire social et les travailleurs en matière de partenariat, d’ouverture de capital et de privatisation, d’informer le partenaire social de l’intérêt exprimé par des investisseurs potentiels à l’endroit de l’entreprise, de recueillir les avis et positions du partenaire social et des travailleurs quant aux options retenues et de les intégrer dans le dossier soumis au CPE et engager, le cas échéant, des actions d’informations envers le partenaire social et les travailleurs sur le processus de négociation». Cette résolution considérée dans les milieux syndicaux de l’UGTA comme une feuille de route dans le domaine du «partenariat» avec les représentants des travailleurs dans le cadre de ce processus de privatisation, «doit être», selon notre source, «une base de travail et que rien ne doit se faire en dehors de ce cadre». En somme, la principale question qui se pose est celle de savoir, qu’elle est la partie ou les parties «qui veulent parasiter ledit processus ?» L’UGTA, dont la réunion de la Commission exécutive nationale (CEN) se réunira en décembre prochain, est appelée à se prononcer sur la question. Mais en attendant cette réunion, une première mise en garde est déjà lancée en attendant la seconde réunion des fédérations prévue à la mi-décembre. Abder Bettache
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