Régions Est : BISKRA/EMS EL FETH
Un défi, une réussite


L’Entreprise de maintenance et services (EMS El Feth) est une SPA dont les actions sont détenues exclusivement par les organes du syndicat national de Sonatrach/UGTA, elle s’est illustrée déjà, depuis quelques années dans l’investissement de différents domaines tels que les travaux de bâtiment, les prestations de maintenances industrielles, les activités d’hôtellerie, les télécommunications, transport et manutention, et voilà que, depuis peu, elle s’est lancée dans le domaine de la production agricole et espaces verts “PAEV”, qui se subdivise en deux segments de branches d’activités.
Pour cela, elle s’est mise en tête de rendre vie à une vaste parcelle qu’elle vient d’acquérir, d’une superficie de 500 hectares, située au périmètre Bertim dans la commune d’Oumache, distante approximativement d’une vingtaine de kilomètres, sur le côté est de la wilaya de Biskra, au niveau duquel sera implantée l’exploitation agricole du projet “Production agricole et espaces verts” (PAEV). Sur les 500 hectares de la superficie totale de l’exploitation agricole, 422 hectares, cependant, seront utilisés pour la production agricole, par contre, 4 hectares seulement seront utilisés pour l’installation des infrastructures, alors que les 74 hectares restants seront réservés pour l’achèvement de la troisième phase du projet. Le choix de cette région, selon notre interlocuteur, le chef de projet, M. Ouargli Djamel, “est jugé d’autant plus apportun, surtout pour la nature du climat qui est relativement plus doux par rapport aux autres zones situées plus au sud”, et d’ajouter que “les meilleurs rendements en production en dattes et en maraîchères sont généralement obtenus dans les zones des Zibans”. Les grandes potentialités en ressources hydriques et l’insolation abondante, constituent du coup un atout important qui favorisera le développement à Oumache de la culture des céréales et des fourrages. L’accessibilité de ce périmètre par la route nationale 3 et la voie ferrée, c’est également l’autre avantage le plus stratégique, réduira certainement le coût de la viabilisation des terres agricoles semi-arides qui fera l’économie d’un nouveau réseau routier et, à terme, facilitera l’écoulement des récoltes et l’approvisionnement en intrants. Cet ambitieux projet qui a nécessité une enveloppe financière d’un coût total de plus de 347 millions de dinars et qui est financé jusqu’à présent par les propres fonds de l’entreprise, consiste à réaliser un programme global articulé sur trois phases, de cinq années chacune, et qui connaîtra dès cette année la mise en œuvre intensive des programmes d’exploitation de ses différentes phases à travers les segments liés à la production maraîchère, végétale, animalière, il a été préconisé donc, pour la première et la deuxième phase de ce projet, de réaliser, dans un premier temps, un programme dans le cadre de la production végétale et qui consistera à la plantation de plants de phœniculture, d’arboriculture fruitière, de maraîchage, de grandes cultures et de pépinière, et ensuite d’enchaîner avec le programme réservé à la production animalière qui, quant à lui, sera consacré à la réalisation de bâtiments d’élevage pour les ovins, les caprins, les bovins, les poulets de chair, les poules pondeuses, et enfin les lapins. Quant à la troisième phase de ce projet et qui n’entrera en application qu’à partir de la onzième année, elle sera consacré à l’adoption de nouveaux créneaux d’investissements qui sont très prometteurs, il s’agit notamment, de la création et de la réalisation des unités de transformation des viandes et conservation des produits maraîchères, de conditionnement et traitement des dattes, de production des aliments de bétail, d’aquaculture, d’apiculture et de tannerie. Ce projet, susceptible, à court terme, de permettre la création de 599 postes de travail entre permanents et saisonniers, aux jeunes de cette contrée de l’Algérie profonde, durant les deux phases de réalisation, affirme M. Ouargli Djamel, le chef de projet, contribuera certainement à la résorption un tant soit peu du chômage ce qui n’est guère dédaignable. De même qu’il devient facteur de développement progressif de l’agriculture et par là même vise à atteindre l’auto-suffisance alimentaire qui constitue un objectif prioritaire national et pas des moindres, si l’on tient compte du montant de la facture de l’agroalimentaire. Cette initiative d’investissement agricole est à encourager davantage et puisse-t-elle s’étendre à d’autres communes de la wilaya de Biskra.
N. Bensalah



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