Régions Centre : BRÈVES DE BLIDA

14 malfaiteurs sous les verrous
Dans le cadre de la lutte contre la criminalité, la police judiciaire de la Sûreté de wilaya de Blida a eu à traiter durant la semaine écoulée 14 affaires liées aux stupéfiants, principalement le kif traité. Cette opération s’est soldée par l’arrestation de 18 personnes dont 14 ont été placées sous mandat de dépôt par le procureur de la République.
Force est de constater que le phénomène de la drogue et celui des agressions à main armée, notamment avec des épées et autres poignards, s’amplifie durant le mois de Ramadhan à Blida d’où la mise en place de brigades spéciales. On apprendra auprès de la PJ que ces actions de lutte contre le banditisme s’étaleront dans le temps pour juguler à tout le moins ce fléau.

Préservons un arbre séculaire !

Les citoyens de Boufarik se sont distingués, tout dernièrement, par un louable civisme d’autant que leur prise de position écologique, à savoir le refus d’un éventuel abattage d’un arbre séculaire, mérite qu’elle soit élargie à toutes nos villes. En effet, ces derniers se sont dressés contre un hypothétique arrachage d’un arbre centenaire, un robinier (familles des papilionacées), et ce, en sensibilisant les organismes concernés. En réalité, ces citoyens ont peur que cet arbre, planté depuis plusieurs dizaines d’années sur les abords de la route menant vers Chebli et témoin des temps passés, fasse l’objet d’extirpation pour les besoins d’une construction d’un logement R+2 portant un permis de construire numéro 374, délivré le 29 juin 2004 par les services de l’urbanisme. Au niveau de la direction de la Conservation des forêts de Blida, on nous fera savoir que l’abattage d’un arbre sans autorisation constitue un délit puni par la loi. A cet effet, on nous a informé que des dispositions vont être prises pour éviter tout éventuel massacre de la nature surtout que l’oxygène en milieu urbain est une affaire de tous.

 

Foisonnement de malades mentaux

Il n’y a pas une rue ou une place publique à Blida où l’on ne voit pas un malade mental déambuler et/ou importuner les citoyens. Ces aliénés qui viennent de partout sont en nombre toujours croissant. Vêtus de vieilles hardes ou carrément en loques, ils sont parfois agressifs et plus particulièrement quand des enfants, par d’agaçantes provocations, attisent leur colère. C’est dire que leur présence en ce mois de Ramadhan a été très remarquée à Blida. D’où viennent- ils, où dorment-ils ? L’on ne saurait répondre. Mais le fait est là car chaque jour que Dieu fait, on voit un visage nouveau. Si d’aucuns s’accordent à dire que leur prolifération à Blida est essentiellement due à l’existence du plus grand hôpital psychiatrique d’Algérie où leur parents les ramènent pour des soins et les abandonnent ensuite, d’autres préfèrent soutenir qu’ils ne sont que de passage à Blida et c’est la raison pour laquelle on ne les revoit point plus tard. Toujours est-il que des actions sociales effectuées en leur faveur par les institutions concernées atténuent quelque peu leur souffrance et contribuent à réduire leur nombre. Il sied de signaler enfin qu’un sexagénaire se trouve aujourd’hui en prison pour avoir intenté en juin dernier à la vie d’un malade mental très connu pour sa brutalité et sa violence alors qu’il a voulu, selon des témoins, sauver de ses griffes une jeune fille qui faisait l’objet d’agressivité de sa part.

M. B.



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2004/11/09/article.php?sid=15547&cid=23