C’est une femme au tempérament franchouillard et sans réserve que l’on a rencontrée mercredi dernier au centre de la bibliothèque du musée des beauxarts. Entourée de livres d’art et des toiles de Baya et sans aucune forme de pudeur, Bettina s’est livrée aux présents comme une pièce de ses œuvres au regard du visiteur. Libre et anticonformiste, voilà comment on voit celle qui a choisi l’Algérie par amour. En premier, celui qu’elle porte à son mari et le second celui d’avoir choisi d’habiter à Guelma. Loin de son Allemagne et des ses conventions imposées par l’univers des arts, Bettina a longtemps admiré les paysages algériens et, encore aujourd’hui, elle revient après quarante ans de teintes émanant des rayons du soleil algérien pour une rétrospective de son parcours fascinant. Dans son cœur, elle garde précieusement les conseils de son maître principal comme elle aime à le répéter. Erwien Bowien lui a donné cette discipline de l’art. Et c’est de cette façon que s’est également déterminée sa passion pour l’aquarelle. “Ce n’est pas chose facile de traiter les couleurs notamment si elles sont de nature pastel.” Car, explique Bettina, toute l’harmonie des aquarelles réside dans la dimension exacte de la technicité usitée et aussi de la précision de l’artiste dans son geste, puisque il est de fait que tout transparaît à l’œil averti comme à celui du simple regard du curieux qui traverse les toiles de peinture. De sa relation avec la nature, Bettina dira qu’elle en est elle-même une part et qu’il est essentiel de la labourer afin qu’elle soit constamment représentée, d’ailleurs Bettina excelle dans cette trajectoire. Ces toiles sont un amas de paysages jaillissent des rayons de couleurs colorées et tellement présentes. Bref, la rétrospective qui est consacrée cette année à Bettina Heinen Ayech est d’une pure beauté naturelle agrémentée de portraits dont l’expression du regard semble suivre le visiteur à travers les couloirs du musée des beauxarts. Sam.H
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