Régions Centre : DJELFA
Les deux cimetières afficheront bientôt complet !


Le chef-lieu de wilaya est en passe de franchir la barre fatidique des 300 000 âmes. En plus, sur le plan spatial, il se trouve actuellement confronté à un problème épineux dû à l’absence de réservations dans le cadre de l’extension du plan d’urbanisme.
Par le passé, alors que les ambitions de Djelfa en matière de développement étaient prévisionnellement très grandes, on avait perdu de vue l’élément essentiel qui aurait permis aujourd’hui de puiser les espaces nécessaires aux besoins d’utilité publique à partir d’un sommier consistant de terrains intégrés sous forme de réservations foncières. Si bien qu’il est difficile de faire un choix de terrain à tel point que la municipalité est prise dans son propre piège d’avoir lancé il y a longtemps des programmes d’auto-construction ultrapopulaires ! Djelfa se trouve enclavée de toutes parts ; du côté sud, les zones industrielle et d’activité et du côté ouest un bois de pins d’Alep à perte de vue. Quant au côté nord, c’est carrément un relief fortement et naturellement excavé, inaccessible à l’urbanisation. Il ne reste alors que la voie de l’est qui permet d’entrevoir une éventuelle issue. Car il faut noter que cela ne saurait être une perspective sans recourir aux expropriations de terres à vocation agricole. Sera-t-il aisé pour l’administration locale de trouver un compromis avec les riverains ? Rappelons qu’à ce titre une commission ad hoc a été mise en place par l’ancien wali dans le but de mettre en application les dispositions réglementaires énoncées par le décret 03-313 du 16-09-2003 fixant les conditions et modalités de reprise des terres agricoles appartenant au domaine national et intégrées dans les secteurs urbanisables. Cette commission, notons-le, avait déjà entamé des négociations préliminaires mais n’a cependant pas rendu publics ses travaux. Nous pouvons à l’évidence avancer que 21 exploitations agricoles individuelles (EAI) ont été recensées et 110 autres identifiées comme accession à la propriété foncière agricole (APEA) respectivement d’une superficie de 260 et 700 hectares. Seulement 20 % de la totalité de la superficie sont réputés situés à l’intérieur du plan directeur d’architecture et d’urbanisme (PDAU). 70 % sont limitrophes au périmètre urbain et 10 % se trouvent dans la trajectoire de l’unique extension. Inutile de s’interroger sur les raisons de l’époque qui avaient conduit à la délivrance d’actes de propriété et de certificats de possession et, à tout le moins, permis l’installation d’exploitations agricoles sur des terres qu’on serait contraint de récupérer plus tard ! En tout cas, sur un peu plus de 20 ans, la progression du PDAU n’a pu enregistrer que 200 hectares, passant de 2 400 à 2 600 hectares. Beaucoup de problèmes ont surgi chaque fois que l’administration devait procéder à un choix de terrain. Plus cocasse, l’APC, qui avait toujours nourri le projet de construction d’un vaste hôtel de ville, est résignée à la solution de demeurer dans l’actuel siège qui démontre incontestablement son incapacité à accueillir les structures selon le nouvel organigramme. Si cette situation s’apparente à une espace de culde- sac, elle laisse malgré tout l’espoir intact pour peu que l’on s’empresse à en faire une priorité urgemment. Mais il est un problème à prendre en charge immédiatement, celui d’envisager la localisation d’un nouvel espace pour accueillir les morts. D’ici peu, les deux cimetières afficheront complet ! Cet espace devrait en toute logique et même au regard de la loi être situé à l’écart de l’agglomération, loin de la vie associative et évidemment jouir de la protection de la loi. Ceci nous fait rappeler qu’il y a moins d’une année une délibération a été prise quant à la décision d’opérer une extension du cimetière Khadra. Qu’en est-il de cela, même si sous le terrain devant servir d’assiette à l’extension se trouvent des canalisations d’eaux usées qui déversent dans l’oued ? Toujours à ce sujet, faut-il cette digression pour mettre en exergue les terrains laissés en jachère ! Ils sont également détournés en passerelle et servent quelques fois aux ébats de couples en mal d’adolescence. Ils sont fréquentés par les caprins qui en font des lieux de broutement de bourgeons et brindilles, et constituent des lieux par excellence à la divagation d’animaux malfaisants et nuisibles — canidés — attirés souvent la nuit par les odeurs. Plus grave, des personnes aux intentions maléfiques y viennent s’adonner à la magie noire ! En conclusion, nos élus municipaux devraient instamment réagir car ayant du fil à retordre, au lieu de pinailler inconsidérément sur des décimales et de ne songer qu’au sempiternel et stérile problème de retrait de confiance à un maire qui ne trouve pas l’ambiance favorable pour travailler. Il y a plus important !
Abdelkader Zighem

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable