Lundi 13 Décembre 2004
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Régions Est : BATNA
La lutte contre les fléaux agricoles compromise


La merione de Shaw est un rat qui vit dans les champs et qui détruit particulièrement les plantes de céréales. Il a infesté la région de Segana, Barika, Djezzar et Timgad où il a causé des dégâts. Le moineau, cet oiseau si apprécié, a causé des dégâts dans les champs de céréales de la localité de Boumegeur, notamment, et a été considéré comme étant un fléau qui mérite une lutte conséquente.
La chenille processionnaire qui attaque les arbres forestiers a été prise en considération à tel point que l’APW a alloué, récemment, pas moins de 300 millions de centimes à la Direction des forêts de Batna pour protéger les forêts urbaines. Les parasites qui attaquent les arbres fruitiers sont présents à l’appel. L’un d’eux, répertorié dans la catégorie des cochenilles, appelé le pou de San José touche à titre spécifique les pommiers dont il suce la sève jusqu’au dépérissement. Il a infesté la région d’Arris et précisément les vergers d’Ichmoul et Inoughassen dans le sud-est de la wilaya de Batna. Rien qu’en 2002, pas moins de 276 hectares ont été infestés. Les services de l’inspection phytosanitaire de la wilaya de Bouira, luttent sur deux fronts pour permettre une protection efficace des plantes. Ils initient, d’une part, des opérations de traitement contre les fléaux végétaux en tant que tels en s’attelant même à permettre la livraison gratuite, selon nos sources, de produits traitants grâce au concours de l’Institut national de la protection des végétaux, (INPV). Et d’autre part, ils luttent pour que les traitements contre les diverses maladies qui touchent les plantes et les arbres, deviennent obligatoires puisque les opérations de sensibilisation des agriculteurs se sont avérées infructueuses. Le laisser- aller préjudiciable de l’exploitant quant au traitement de son verger contre la maladie qui se déclare, étonne vraiment, car ces arbres fruitiers sont souvent son seul gagne-pain. Le problème dans tout cela, c’est le fait que même si un exploitant agricole traite son champ ou son verger et que son voisin ne le fait pas, on retourne toujours à la case de départ avec une infection garantie pour tout le monde, car les parasites n’ont pas de frontières à respecter comme les êtres humains qui ne savent pas vivre d’ailleurs.
Nasreddine Bakha

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