La démission du président de la commission du plan et de l’équipement au sein de l’Assemblée populaire communale (APC) de Saïda, rendue publique hier même, témoigne incontestablement d’un grand malaise au sein de cette institution qu’on dénomme sur la placette publique par le qualificatif péjoratif “APC de Santa Monika”. En effet, la goutte qui a fait déborder le vase de l’APC de Saïda est liée naturellement à la discorde au sein du quator des élus, à savoir, le P/APC, K. M. et ses trois autres membres alliés, M. B., T. M. et Z. M. Ainsi, l’un des membres de ce quator et véritable tête pensante dans la stratégie du “laisser-aller, laisser- piller”, à savoir, l’élu T. M., a préféré claquer la porte et remettre une lettre de dénonciation contre l’APC et dont une copie est l’objet d’investigations des services de sécurité. Notons que l’objet de la discorde entre ce quator d’élus, tous membres de l’exécutif communal est lié entre autres au choix du partenaire économique pour l’adjudication du marché des bestiaux, d’un montant de 6 milliards de centimes. Rappelons que ce même choix au sujet de l’adjudicateur, l’an dernier, a été à l’origine de l’éviction du premier vice-président de l’APC de Saïda, D. M. A cela s’ajoute un autre différend au sujet de l’aménagement de l’habillement sis au quartier La Marine, pour lequel a été réservé une enveloppe de 350 millions de centimes pour construire 140 magasins. Un autre scandale qui vient de faire éclater la coalition du quator est lié au paiement des 30 entreprises qui ont réfectionné la voierie du chef-lieu de la ville des Eaux, d’un montant de 3 milliards 50 millions de centimes mais il faudrait un reliquat de 8 milliards de centimes à payer. Mais d’où puiser l’argent nécessaire pour payer ces entrepreneurs. Même les miettes distribuées aux nécessiteux à savoir, 1 500 DA/mendiant, selon la délibération de l’APC mais réellement 1 000 DA/mandat postal reçu par les concernés a été à l’origine de la mésentente entre le quator. L’aménagement du cimetière des chouhada d'un montant de 6 milliards de centimes, les travaux d’aménagement du stade omnisports et autres opérations suspectes figurent aussi parmi les points qui viennent de faire éclater la coalition de ces quatre élus dénommés “le quator”. Le renouvellement du parc de la commune, la réfection du marché des fruits et légumes sont aussi des points de la discorde entre les élus. Fort heureusement, nous avons pu rencontrer le P/APC ce week-end dernier, écoutons ce qu’il a dit : “Je n’ai rien pris des œuvres sociales. Toutes les opérations que j’ai lancées, que ce soit celles du cimetière, du stade ont été faites par nécessité de service”. En tout état de cause, les citoyens saïdis sont unanimes à déclarer que l’avenir de ces élus est certainement derrière les barreaux en raison des passedroit, malversations et autres crimes économiques qui ne cessent d’alimenter la discussion sur la place publique. “Il vaut mieux une DEC que cette scandaleuse APC qui ne diffère aucunement de sa précédente dans la gabegie et la dilapidation des deniers publics”, nous a confié le citoyen K. A. qui ne pardonnera jamais d’être exclu de la liste de la honte de distribution des logements sociaux. Quant à la dénomination de l’APC de Santa Monika, elle tire ses origines du temps où le quator agissait sur ordre de l’a pharmacienne S. Malika. Soulignons que cette APC est selon des sources dignes de foi, dans le collimateur du chef de la daïra. Abdelkader Ouedjedi
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