La Direction technique de la Ligue nationale de football (LNF) a établi un bilan technique sur le déroulement des rencontres de la phase aller s’étalant du 20 août au 16 décembre pour la division ‘’Une’’ et du 26 août au 23 décembre pour la division ‘’Deux’’. Soit le même nombre de jours (119 jours), répartis sur 15 rencontres de la DI et 17 rencontres de la D II. Une étude bien détaillée et exhaustive dans le but de montrer le respect du calendrier, mais aussi les normes internationales du déroulement de rencontres de football puisqu’il ressort de cet exposé que les joueurs, les deux paliers confondus, auront joué en moyenne un match par semaine. L’analyse tient compte des matches de l’équipe nationale, des rencontres de l’USMA en champion’s league africaine et celles des trois formations (MCA, NAHD et ESS) engagées en champion’s league arabe. Ce qui fait trois matches supplémentaires pour les joueurs de ces clubs, soit donc une moyenne d’un match tous les 6,85 jours. Une étude aussi rationnelle que celle que vient d’établir la LNF dénote, on ne peut mieux, que la première phase du championnat national s’est déroulée normalement. Les entraîneurs des clubs, de l’élite notamment, habitués à crier sur tous les toits pour dénoncer la programmation démentielle, doivent désormais chercher d’autres alibis pour justifier les contre-performances de leur équipe. Exception faite pour le mois de Ramadhan, où certaines formations, celles citées plus haut en particulier, en plus de l’effet du jeûn, ont été soumises à un rythme marathonien, le calendrier proposé était globalement souple. Le Mouloudia d’Alger aura été la principale victime en essuyant de véritables raclées, d’abord en championnat contre la JSK, puis en Coupe arabe face aux Egyptiens du Zamalek. Ce qui est, pour les ‘’initiés’’un remake de la saison écoulée. Mêmes causes, mêmes effets ? Pas si évident que cela, les dirigeants du club algérois se savaient concernés par un tel marathon, et se devaient donc de se prémunir en conséquences. Les causes, à vrai dire, sont à chercher plutôt ailleurs… Le NAHD, en revanche, a été plutôt maudit par les blessures et suspensions en cascades, tandis que l’OMR a fait les frais du changement fréquent de domiciliation.Un entraîneur de club qui refait surface ces dernières journées n’a pas manqué de fustiger la commission de programmation pour le rythme infernal auquel sont soumis ses joueurs (3 rencontres en 9 jours). Une manière bien connue chez nos techniciens pour préparer l’opinion sportive et surtout les fans de son club à d’éventuels échecs, surtout lorsqu’il s’agit de derbies. Loin de nous l’idée de prendre la défense de la Ligue nationale ou la commission chargée de l’étude, mais pour appuyer tout travail cartésien, les entraîneurs doivent dorénavant chercher des justificatifs dans le domaine purement technique, dans la préparation des joueurs durant l’intersaison, surtout, et apprendre à faire tourner tout l’effectif dans la mesure où la LNF autorise les clubs à avoir jusqu’à 30 joueurs. Or, il se trouve que des clubs utilisent, dans leur majorité, la moitié de l’effectif engagé. Certains joueurscadres ne sont remplacés qu’en cas de blessures ou de suspensions. Un constat bien singulier tant et si bien qu’à chaque intersaison des voix s’élèvent pour réclamer une augmentation substantielle du nombre de leurs effectifs. Ces mêmes clubs qui comptent de surcroît renforcer leurs rangs par d’autres éléments durant le Mercato. Lesquels ? Au vu des opportunités offertes par le marché local, il est évident que la chasse s’avérera plutôt chétive, à moins que les recruteurs aient pioché sous des cieux, peut être moins cléments, mais souvent généreux en matière du prêt-à-importer. Et là, nos clubs sont champions à tout point de vue. Ce qui, avouonsle, ne nous épargnera pas les frasques coutumières de ces mêmes responsables qui trouveront dès l’entame de la seconde phase à redire. Les prétextes ? Toujours les mêmes, avec en sus l’apparition des scènes de violence, nouvelle forme d’expression, et… de combines. Comme quoi, il s’agit surtout d’amuser la galerie “muette”. S. M.
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