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«Enfin du nouveau dans l’enquête sur le naufrage du Béchar : l’étau
se resserre sur …»
…la vague et son principal complice, le mauvais temps
Kadhafi dans son sport favori, celui de l’esclandre, de la
mise en scène et de "l’agitage" de burnous. Le leader libyen vient
de claquer la porte de la maison Maghreb. Un geste qui, en soi n’a pas dû
provoquer beaucoup de bruit vu qu’en matière de maison Maghreb, nous avons
plutôt affaire à une tente que l’on monte et démonte au gré des humeurs de
chacun, et plus particulièrement au gré capricieux de celles de Si Mouammar.
Un jour, il est heureux et content de faire partie de cet ensemble maghrébin.
Un autre jour, il tire la gueule et fait fusiller quiconque oserait parler d’UMA,
même à voix basse dans les couloirs du palais de Tripoli. Une année, il est
terroriste notoire, commanditaire de la plupart des coups tordus qui se
fomentent sur cette planète. L’année suivante, sans vergogne, il livre au
Satan américain tous les chefs tangos qui se cachent chez lui. L’année d’après,
il fait un bras d’honneur aux dirigeants arabes réunis en sommet, rentre
précipitamment en Libye et décide de se convertir à l’africanité pleine et
totale. Bien sûr, il ne s’agit pas ici de dire si cet homme, chef d’un Etat
est doué de raison, équilibré et sain d’esprit. Nous n’avons ni les
compétences psychiatriques pour le faire, ni vraiment l’envie de nous pencher
sur ce genre de délires. Par contre, nous pouvons juste poser une question :
jusqu’à quand, nous, Etat algérien, allons-nous encore nous acoquiner avec
ce calibre de dirigeants ? Jusqu’à quand allons-nous casquer des tonnes de
fric pour organiser des sommets de l’UMA bidon où les «cinq nations» se
font des mamours ou se déchirent et finissent par se donner rendez-vous à un
autre sommet pour y résoudre les différends que celui en cours n’aura pas
réussi à aplanir ? Je ne veux pas me montrer démago, ni réducteur, mais si l’on
s’amusait à calculer tout l’argent déboursé par l’Algérie pour les
différents sommets maghrébins, les rencontres ministérielles, les séminaires
d’experts et autres forums de l’amitié maghrébine, il y aurait de quoi
doubler, voire tripler des budgets sectoriels comme celui de l’éducation ou
de la santé. Qu’avons-nous fait à la place ? Nous avons privilégié des
suspenses du genre : «Au prochain sommet de l’UMA, Kadhafi viendra-t-il
habillé en maréchal, en bédouin ou en amiral d’une flotte libyenne fantôme
? Sera-t-il encadré par des gardes du corps à la poitrine plantureuse et avec
lesquelles on endurerait volontiers un interrogatoire poussé ?» Le voilà
notre Maghreb en construction. Pris en tenaille entre la névropathie d’un
dirigeant et le 95 B d’amazones armées de kalachnikov. Je fume du thé et je
reste éveillé, le cauchemar continue. H. L.
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