
Régions Est : LOGEMENTS A JIJEL Des programmes et des retards
La wilaya de Jijel à l’instar des autres villes du pays est confrontée à une multitude de contraintes dans le domaine du logement. A l’urbanisation incontrôlée et non maîtrisée ,caractérisée par l’existence de 8718 constructions entre illicites et précaires, la wilaya fait face à un autre écueil et non des moindres, celui de la faiblesse des outils de réalisation. Un déficit qui n’est pas sans engendrer des retards dans la réalisation et l’achèvement des différents programmes de logements. Lors de la dernière visite de travail effectuée dans la wilaya par le ministre de l’Habitat M. Mohamed Nadir Hamimid, ce dernier laissera entendre que le problème de Jijel ne réside pas dans les enveloppes financières, mais plutôt dans les “restes à réaliser” (RAR). A ce titre, sur un programme de 5150 logements sociaux inscrits depuis 1999, il se trouve que 3978 unités ont été réalisées, 679 sont en cours de réalisation, alors que les travaux n’ont pu être entrepris dans 493 autres, dont 355 qui concernent uniquement l’année 2004. Dans le cadre du programme du logement participatif, sur un total de 919 les statistiques de la wilaya indiquent que 395 logements sont en cours de réalisation, tandis que 411 n’ont pas vu le jour pour l’instant. Par ailleurs, 200 logements évolutifs sur un programme total de 3000 unités “peinent” à voir le jour. Le logement rural accuse lui aussi un retard dans le démarrage des travaux de 1000 unités qui touche le programme de 2004. Pour abaisser le taux d’occupation de logement (TOL) de 5,67 % à 5 % il faut éradiquer les constructions illicites et satisfaire les demandes, les autorités de la wilaya formulent leurs besoins à l’horizon l’horizon 2010, tous programmes confondus à 17 000 logements. Comme priorité pour l’année 2005, l’obligation d’inscription d’un programme de 1000 logements. En formule location-vente, 1000 pour l’habitat rural, 1000 logements sociaux et 5000 unités dans le cadre du participatif. Il en va sans dire que la réalisation de ces programmes ambitieux n’est pas une mince affaire dans une wilaya au relief très accidenté (82 % montagneux) et 1/3 forestier et difficilement accessible. Menia Fouad
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