
Actualités : FLN Congrès le 26 janvier
Le huitième congrès bis du Front de libération nationale (FLN) aura lieu du mercredi 26 au vendredi 28 janvier en cours. Ce congrès pourrait par ailleurs se tenir à l’hôtel El-Aurassi ou alors dans une grande salle comme celle de Harcha. Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - C’est ce que nous apprend une source très bien informée qui précise, au passage, que l’annonce officielle se fera via une conférence de presse qu’animera Abdelaziz Belkhadem en compagnie des quatre membres qui l’assistent au groupe des Cinq qui dirige le FLN : Amar Saïdani, Abdelkrim Abada, Salah Goudjil et Saïd Bouhadja. “Près de 2 500 personnes, entre congressistes et invités, assisteront, à l’ouverture de ces assises”, nous confie un membre de la direction du parti. Il faudrait signaler en effet que pour la participation au congrès, il a été convenu de dégager un délégué pour chaque cas (représentation organique du parti au niveau de la commune). A ces 1 541 délégués il y a lieu d’ajouter les membres siégeant ès qualités, à savoir les membres du comité central, les parlementaires ainsi que les cadres (ministres, etc.). Selon notre source, cette accélération dans la préparation de ce congrès est due à Bouteflika en personne qui a enjoint à son homme de main, Abdelaziz Belkhadem, “d’en finir le plus tôt possible”. La dernière réunion des cadres du FLN, tenue en décembre à l’hôtel Ryadh de Sidi-Fredj, a d’ailleurs fait révéler un Belkhadem sûr de lui et n’hésitant pas à s’en prendre sans ménagement à son rival pour la succession à Ali Benflis, le ministre de la Poste et des Technologies de l’information, Amar Tou. “Seuls les vrais militants auront le droit de prendre part au congrès”, disait, en substance, Belkhadem dans une allusion à peine voilée aux “ultra-redresseurs” que chapeaute Tou. Peu ou prou, en effet, parmi ces derniers qui font réellement partie des rangs du FLN. Y compris des ministres d’ailleurs. Aussi, Belkhadem aura-t-il peut-être définitivement “mis KO” ces ultra-redresseurs en affirmant à la même occasion, que “seuls les militants ayant cumulé plus de trois années de militantisme au FLN peuvent prétendre à participer au congrès. Et sept, au moins, pour pouvoir prétendre à être au comité central”. En accélérant donc le processus, Bouteflika affiche, là, clairement ses intentions : tout mobiliser pour le double référendum sur l’amnistie générale et la révision constitutionnelle qu’il compte organiser, courant cette année. K. A.
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