Le Soir Santé : LE CURCUMA
Une épice anti-inflammatoire


Le curcuma longa (erq asfar) est une épice indienne qui donne, comme le safran, une jolie couleur dorée aux aliments. Il s’agit de racines séchées et réduites en poudre. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce végétal n’est pas un simple condiment, mais un véritable médicament, très utile comme désinfectant intestinal et contre les rhumatismes.
Jaune comme la bile, le curcuma (erq asfar) fut longtemps prescrit, pour soigner la jaunisse. De nos jours, en Inde, il est encore utilisé par la médecine populaire. En pommade, il apaise les démangeaisons et soigne les dermatoses. Sous forme de décoction, il est utilisé en compresses sur les yeux contre la conjonctivite. Si vous avez un rhume de cerveau, c’est bouilli dans du lait sucré qu’il vous dégagera les voies respiratoires. Et bien sûr, comme de nombreux condiments, c’est un excellent allié de la digestion. Mais ces vertus ne s’arrêtent pas là. Car toutes ces indications, qui nous viennent de la tradition, sont aujourd’hui complétées par d’autres, directement liées aux études pharmacologiques et cliniques récemment faites sur le curcuma.
Son actif principal : la curcumine
On connaît depuis 1910 les principaux actifs du curcuma, les curcuminoïdes dont le principal est la curcumine. Cette substance est un antioxydant plus actif encore que la vitamine E ; elle devient fortement antibactérienne lorsqu’elle est exposée au soleil. Et surtout, la curcumine est un exceptionnel anti-inflammatoire naturel dont les effets ont été démontrés dès le début des années 1980.
Des preuves, encore des preuves
Une récente étude clinique en double-aveugle a permis d’évaluer l’efficacité de la curcumine sur des patients souffrant de rhumatismes depuis trois ans en moyenne. Dès le 15e jour de l’étude, l’efficacité était significative avec une plus grande souplesse le matin, une meilleure endurance à la marche et un moindre gonflement articulaire.
Les autres vertus du curcuma

Outre les effets anti-inflammatoires, d’autres propriétés du curcuma ont été scientifiquement prouvées :
• C’est un excellent désinfectant intestinal ;
• Il est hypocholestérolémiant.
• Il serait préventif contre certains cancers.
• C’est un fluidifiant sanguin.
• Il est actif contre l’eczéma, l’asthme et les allergies en général.
• En usage externe, c’est un antioxydant et un antibactérien précieux contre certaines dermatoses.
Contre le psoriasis et les mycoses
Le curcuma en poudre, mélangé avec un peu d’eau de source, permet de réaliser des cataplasmes précieux contre le psoriasis et les mycoses.
Contre la paresse biliaire

Si votre vésicule biliaire est un peu paresseuse, stimulez-la en buvant 1 tasse par jour de tisane au curcuma pendant plusieurs semaines. Versez une tasse d’eau bouillante sur 1/2 cuillerée à café de poudre de curcuma, laissez infuser 10 minutes et filtrez.
De bonnes alliances
En cas de rhumatismes, aux effets anti-inflammatoires du curcuma, on peut ajouter la richesse en silice, reminéralisante, de l’ortie. En effet, la silice facilite la formation osseuse, bloque la déminéralisation et favorise la souplesse articulaire, autant de vertus qui complètent parfaitement les effets du curcuma.
Comment le prendre ? A quelle dose ?

On trouve le curcuma en poudre dans les épiceries ou sur les marchés. Il est fort possible de l’utiliser comme condiment, en particulier pour donner de jolies couleurs et bon goût au riz. Pour soigner les gastrites, on le préconise sous forme de décoction (une demi-tasse trois fois par jour). Mais si vous décidez d’utiliser le curcurcuma pour soulager vos douleurs (de dos ou articulaires) ou comme désinfectant intestinal, mieux vaut sans doute choisir une forme plus facile à employer au quotidien (gélules ou comprimés). (Voir en pharmacie).
* Attention !
Le curcuma ne doit pas être utilisé en cas d’inflammation de la vésicule biliaire, d’hépatite (jaunisse) ou de calculs biliaires déjà formés.

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