Lundi 24 Janvier 2005
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Actualités : FORMATION DES FORMATEURS ET RECYCLAGE DES ENSEIGNANTS
7,1 milliards de dinars pour l’amélioration et le perfectionnement


La réforme du système de l’éducation sur laquelle Boubekeur Benbouzid et les pouvoirs publics ont axé leurs efforts pour l’amélioration de l’école algérienne du troisième millénaire est en pleine réflexion. Dans ce contexte, l’action consiste également à concevoir une nouvelle politique en matière de formation dont l’enveloppe financière allouée par le gouvernement est estimée à 7,1 milliards de dinars sur cinq (05) années pour assurer sa mise en œuvre.
Mohamed Djadi- Alger (Le Soir) - En effet, la réflexion du ministère de l’Education nationale a porté sur les mécanismes à mettre en place pour relever le niveau de la qualification des enseignants en poste et sur les nouvelles conditions de formation initiale. En matière de formation initiale, la politique qui a été appliquée depuis l’année scolaire 1999-2000 consiste en l’alignement sur la tendance universelle qui veut que l’ensemble des enseignants suive une formation de niveau universitaire. Une idée qui tient à cœur le ministre de l’Education qui n’a pas cessé d’appeler ces enseignants à cette formation avec de surcroît une prise en charge totale par la tutelle. Cette formation de 3 à 5 ans en fonction des cycles d’enseignement à encadrer est déjà assurée par l’université dans les Ecoles normales supérieures avec des programmes spécifiques conjuguant la formation académique avec le savoir-faire professionnel. Les besoins, par contre, sont, pour la période allant de 1999 à 2006 estimés à 26 000 nouveaux enseignants à former dans ce cadre précis. En matière de formation en cours d’emploi, qui sera assurée dans les établissements de formation du secteur éducatif avec le concours d’enseignants universitaires, le programme, a été conçu par le département de Benbouzid et qui a commencé à être appliqué il y a de cela plus de cinq ans comporte deux dispositifs complémentaires. Un dispositif temporaire destiné aux enseignants en poste qui accusent des déficits importants en vue de leur faire acquérir les connaissances académiques et les compétences professionnelles indispensables à l’amélioration de leurs prestations pédagogiques et leur adaptation aux réformes à venir, ce plan de remise à niveau d’une durée de 5 ans concernera 160 000 enseignants. Un dispositif permanent destiné aux 324 000 enseignants en poste avec pour objectif le recyclage et le perfectionnement continus. Pour ce qui est de la révision des programmes, le ministère de l’Education avait prévu de revoir en profondeur les programmes, contenus et méthodes d’enseignement pour les adapter à l’évolution des connaissances scientifiques, technologiques et pédagogique à la nécessaire ouverture de l’école sur le monde extérieur et aux nouveaux besoins de la société algérienne induits par les profondes mutations politiques, économiques et sociales de ces dernières années. Le dispositif proposé par le gouvernement qui l’a adopté en mars 1998 consiste en l’institution d’une commission nationale des programmes, rattachée au ministère de l’Education nationale et composée de compétences reconnues et avérées du secteur de Benbouzid, d’universitaires, d’experts, de représentants des secteurs directement concernés par les questions éducatives et de parents d’élèves ; cette commission, qui a déjà entamé ses travaux, a pour mission de formuler des avis et propositions sur les objectifs généraux des enseignants et d’examiner la conformité des programmes d’enseignement avec les finalités et les objectifs retenus. Pour rappel, c’est au temps de Nordine Salah, ex ministre de l’Education nationale, actuellement secrétaire général de la présidence de la République, que cette commission a été officiellement installée. La mise en place de groupes techniques spécialisés, déjà en activité, chargés d’élaborer les programmes d’enseignement de chaque discipline sur la base des référentiels élaborés par la commission nationale et la mise en place d’un système d’évaluation. En outre, cette réflexion vise à définir les modalités et conditions de l’évaluation de la promotion et de l’orientation des élèves avec pour objectifs, promouvoir la pratique de l’évaluation formative chez l’enseignant, promouvoir la pédagogie de soutien par une prise en charge efficace des élèves déficients, donner un véritable sens de contrôle continu des connaissances et améliorer le rendement de l’élève, de la classe, de l’école et de l’institution éducative. Les mesures pratiques quant à elles approuvées par les acteurs de l’éducation sont mises en œuvre progressivement à partir de l’année en cours. Enfin, les efforts du secteur et l’attention des pouvoirs publics pour améliorer les performances du système éducatif ont besoin d’être poursuivis. C’est une œuvre permanente compte tenu de la vitesse d’évolution des connaissances et des modes d’acquisition de ces connaissances. Beaucoup d’insuffisances sont recensées dans les performances de l’institution éducative. Parmi ces insuffisances que Benbouzid et son état-major veillent à améliorer sur le terrain et ce, avec l’aide de toutes les parties concernées à savoir, la revalorisation du statut de l’enseignant qui, rappelons-le, est la pierre angulaire du système. En somme, l’école moderne du troisième millénaire c’est aussi la formation et la généralisation de l’accès aux nouvelles technologies de l’informatique et de la communication. La construction de l’école algérienne nécessite encore de la mobilisation de ressources financières conséquentes et un effort soutenu des pouvoirs publics pour consacrer réellement la position prioritaire du secteur de Benbouzid. M. D.

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