Lundi 24 Janvier 2005
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Actualités : FAUX BARRAGE A AOMAR (BOUIRA)
Un militaire égorgé


Moins d’une semaine après le faux barrage dressé à Tiliouine et qui s’était soldé par l’assassinat d’un jeune homme âgé de 29 ans, les terroristes du GSPC ont récidivé en dressant avant-hier un autre faux barrage sur le CW n°19 reliant la RN 5 à la RN12 qui mène vers Draâ-El-Mizan, avec les mêmes méthodes et les tristes bilans faits de rackets des usagers de la route et des villageois et l’assassinat d’un jeune militaire qui rentrait d’une permission.
En effet, d’après des sources sûres, un groupe terroriste évalué à une vingtaine d’éléments et parmi lesquels figure le terroriste Arab Aziz, natif d’ Aomar, a fait son apparition sur le CW n°12 aux environs de 19 heures. Une fois sur les lieux, les terroristes se sont scindés en deux groupes dont l’un s’occupait du racket et des fouilles systématiques des usagers de cette route reliant principalement Bouira à Tizi-Ouzou et les daïras de Draâ-El-Mizan et Boghni, et l’autre du racket des villageois de Ouled- Aïssa. Lors des fouilles opérées sur les usagers de cette route, un jeune militaire natif de Skikda et qui rentrait d’une permission après les fêtes de l’Aïd, a été identifié par ces hordes sanguinaires, et achevé froidement à l’arme blanche. En outre, et avant leur retraite, les terroristes ont incendié un véhicule de marque Toyota appartenant à une entreprise étatique. Hier matin, les services de sécurité se sont déployés sur les lieux et une opération de ratissage a été déclenchée à la recherche de ce groupe terroriste dont les objectifs de cette recrudescence après une éclipse qui aura duré plusieurs mois, restent très ambigus selon les observateurs de la scène sécuritaire lesquels se penchent sur la thèse qui avait prévalu durant les mois précédant la loi portant concorde civile. En effet, l’on se rappelle qu’à l’époque, les chefs terroristes qui étaient impliqués jusqu’au cou dans les assassinats et autres exactions, faisaient tout pour impliquer davantage leurs éléments dans les assassinats et par ricochet, s’assurer que ceux-ci ne seraient pas tentés par la reddition. Et c’est apparemment le cas aujourd’hui puisque l’on parle d’amnistie générale. H. M.

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