Actualités : OUYAHIA REÇOIT AUJOURD'HUI "SES" INTERLOCUTEURS DE KABYLIE
“Mécanisme” et “ateliers” au menu


C’est aujourd’hui, lundi, que Ahmed Ouyahia reprend l’exécution de la deuxième phase de ce qu’il convient d’appeler la gestion du pouvoir du dossier de Kabylie. La première phase ayant consisté en la neutralisation de la région pour permettre une reconduction “paisible” de Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Etat.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Il est pour le moins fort illustratif que les “interlocuteurs” du chef du gouvernement, une vingtaine de personnes triées sur le volet, signent au nom de toute une région, un “accord” louant particulièrement... “le programme de Monsieur le Président majoritairement approuvé par le peuple le 8 avril”! A l’image donc de ces organisations parasitaires de la “famille révolutionnaire” la délégation faisant office “de mouvement citoyen des arouch” n’a pas manqué, via cet “accord” de se mettre à la mode du moment qui voudrait que chaque sortie publique soit accompagnée de louanges appuyées de l’homme fort d’El- Mouradia. Plus de trois années après le drame national de la Kabylie, le pouvoir s’offre des interlocuteurs qui viennent discuter de tout sauf de l’essentiel : le jugement des membres des forces de la Gendarmerie nationale et de la police impliqués dans l’assassinat de 126 citoyens dans les wilayas de Tizi-Ouzou, Béjaïa et Bouira. Ce qu’on appelle “la présidence tournante” et néanmoins figée depuis trois ans qui n’est en fait qu’une fraction parmi de nombreuses autres de ce qui était la direction collégiale des arouch de Kabylie n’a nullement hésité à emprunter au pouvoir son discours en la matière. Au point où son médiatique porte-parole, Belaïd Abrika, parle, s’agissant de type de relation entre son mouvement et les autorités, “de partenariat” ! Oubliant sans doute que la raison d’être même de “son mouvement” est la réparation judiciaire, morale et politique du déchaînement répressif du “partenaire” en question dans la région de Kabylie. Aussi, et c’est au moment où cette région reprend avec la normalité qu’elle a perdue depuis avril 2001, que Ouyahia — Bouteflika donc — ressuscite cette “structure” si nécessaire il est vrai, pour servir d’emballage à ce qui va suivre. A partir d’aujourd’hui, en effet, il sera question de “mécanisme” et “d’ateliers” à mettre en place. Méthode très classique du pouvoir à chaque fois qu’il décide d’enterrer définitivement un dossier. K. A.



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2005/01/24/article.php?sid=18408&cid=2