Actualités : MALAISE AUX LYCEES CHEIKH BOUAMAMA ET BOUDIAF
Des centaines d’élèves en grève


La situation dans le secteur de l’éducation de la capitale ne semble pas au beau fixe, du moins dans les lycées Mohamed-Boudiaf d’El- Madania et Cheikh-Bouamama (ex-Descartes) d’El-Mouradia où des centaines d’élèves sont en grève depuis samedi et ce, pour dénoncer le malaise qui ronge ces deux établissements.
Mohamed Djadi - Alger (Le Soir) - Au lycée Mohamed-Boudiaf d’El-Madania, dont la situation au sein de cet établissement est à son quatrième mois de perturbation, près de 600 élèves sont en grève depuis samedi dernier pour dénoncer cette situation. Pour rappel, la suspension d’un adjoint de l’éducation et la mutation de cinq autres a causé énormément de problèmes au sein de la famille de cette structure éducative et ce, malgré l’appel de l’inspection académique d’Alger au calme. Cette situation que dénonce près de quarante professeurs qui se sont solidarisés avec leurs collègues et dont ils ont même demandé le départ du proviseur qui serait derrière le rapport impliquant les six adjoints de l’éducation dans la grève du 5 octobre 2004 lancée par le CLA. Implication que rejettent tous les professeurs grévistes et non grévistes. La situation s’est détériorée depuis samedi dernier, dit-on, puisque les élèves refusent d’être les otages dans un conflit qui oppose l’administration aux enseignants du secondaire. Pis, l’agression d’un parent d’élève hier dans l’enceinte même de l’établissement Mohamed- Boudiaf a encore exacerbé non seulement la colère des professeurs mais aussi celles des élèves qui refusaient de rejoindre leurs salles de classe hier, invités par leurs professeurs. Aussi, les professeurs de cet établissement secondaire ont lancé hier un préavis de grève pour dénoncer l’agression de leur collègue. En outre, une autre situation qui risque également de connaître des perturbations en ce mois de janvier, celle du lycée Cheikh-Bouamama d’El Mouradia dont les élèves ont entamé une grève hier pour dénoncer le manque de chauffage dans les salles de classe. Dans ce contexte, une parente d’élève qui nous a rendu visite à la rédaction s’est élevée contre le manque d’intérêt porté à leur progéniture. Pour sa part, une autre parente membre de l’association des parents d’élèves de ce grand lycée s’est étonnée de l’absence de Mme la proviseur depuis plus de 10 jours. «De retour d’une mission, je me suis présentée à la direction de l’établissement pour déposer une plainte contre un parent qui a agressé ma fille, mais on m’a indiqué que la proviseur est absente depuis deux semaines. Le comble, c’est que cette responsable qui refuse de laisser nos enfants dans l’enceinte de l’établissement attendre leurs parents, nous a causé d’énormes problèmes dont l’agression de nos enfants à la sortie», indiquera notre interlocutrice. Enfin, du côté de l’inspection académique, on affirme qu’ils n’ont pas pu contacter la responsable de cet établissement qui est injoignable pour connaître les raisons de cette absence. On apprend que les lourdes charges sur cette responsable l’ont poussée à prendre un congé de maladie. En somme, il semblerait que Mme la proviseur gère également un autre lycée, à savoir l’établissement Bouatoura. «Nous interpellons M. le ministre de l’Education nationale afin de résoudre cette épineuse situation qui risque de perturber la scolarité de nos enfants», nous dira la parente élève. Par ailleurs, au moment où nous mettons sous presse, nous apprenons que les professeurs du lycée Emir-Abdelkader ont lancé un préavis de grève pour la journée du 25 janvier en cours pour observer une journée de protestation sous le couvert du CLA dont nous détenons une copie de cet avis. Nous y reviendrons. M. D.



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