Mardi 01 Février 2005
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Actualités : AU DEUXIEME JOUR DE SON CONGRES
Le FLN attend Bouteflika


Le huitième congrès-bis du Front de libération nationale poursuit ses travaux, entamés dimanche à la coupole du complexe olympique Mohamed- Boudiaf, à Alger, et devrait être clôturé aujourd’hui. Et, avec lui, se ferme officiellement, pour longtemps peut-être, la parenthèse d’ouverture de l’ère Benflis qui a voulu faire du FLN un parti politique classique.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - L’ex-parti unique “redressé” renouera à partir d’aujourd’hui, donc, avec sa vocation de simple comité de soutien au régime en place. Et en l’espèce, l’actuel locataire d’El-Mouradia, dont la quête à la hussarde d’un second mandat avait plongé le FLN dans une crise sans précédent, se retrouve dans une situation pour le moins inédite dans les annales politiques : un poste de président du parti créé spécialement et exclusivement pour lui est mis à sa disposition et à lui de décider du moment de l’opportunité ainsi que de la manière de l’occuper. Bouteflika, qui a déjà signifié son refus “d’accepter” la charge dans l’immédiat, n’en a pas pour autant découragé ses “soutiens”. Cela rappelle l’excès de zèle en moins une initiative comparable : celle de Mohamed Betchine qui a “prévu” un poste de président pour le RND au premier congrès du parti en 1997 mais qui ne devait être pourvu qu’à l’issue d’un congrès extraordinaire. Dans une ambiance sentant plus l’activité étatique officielle qu’une activité partisane et où les commis de l’Etat se bousculaient mais sans être nécessairement militants, l’ex-secrétaire général du FLN, Boualem Benhamouda, osera cependant une note discordante. Son intervention lors des débats était la seule digne d’intérêt, hier dimanche. “Un président de la République, dira-t-il, est un président pour tous et non pas celui, seulement, d’un parti politique (...) Il faut en finir avec cette politique d’allégeance”. Un vœux pieux qui n’a, bien, sûr pas la moindre chance d’être réalisé. Hier, le souci des uns et des autres était très modeste : figurer dans les futures instances. Mais à ce niveau, également, rien n’est laissé au hasard. La bonne vieille méthode du quota réglera le gros du problème. Ainsi, est-il prévu que concernant le Conseil national — la nouvelle instance qui remplace le Comité central — les “moudjahidine” du parti, ses ministres et des personnalités nationales du parti s’entend y figureront ès qualités. De même qu’un quota symbolique est réservé aux femmes. Aux parlementaires, le quota est de quarante. Le reste sera laissé à “l’urne”. K. A.

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