
Régions Est : SKIKDA Quatre-vingt-quatre familles sans électricité depuis un an
Quatre-vingt-quatre familles attendent depuis une année leur approvisionnement en énergie électrique. Elles n’habitent pas un hameau oublié du massif de Collo, ni une bourgade enfoncée au fin fond de la daira de Ben- Azzouz, mais résident à la cité de Merdj-Eddib, juste derrière la cité militaire, dans des logements sociaux attribués en décembre 2003. Des correspondances ont été, à maintes reprises, adressées par ces habitants aux autorités locales pour les alerter sur leur situation inadmissible, en vain. L’espoir d’être alimentés en énergie électrique tant attendue s’effrite au fur et à mesure que la météo annonce des vagues de froid. Pour y remédier, les locataires ont sollicité leurs voisins les plus proches pour les pourvoir en électricité ; de ce fait, une toile d’araignée s’est constituée entre ces 84 logements par la grâce des câbles électriques. “Moi, j’ai ramené de l’énergie électrique de chez ma sœur qui habite à 400 mètres de chez moi”, nous dira un locataire dépité. Le retard d’approvisionnement en énergie électrique de ce projet, appelé 96 logements, est dû à un “litige” entre Sonelgaz et le promoteur de l’OPGI. Ce dernier aurait mis...une année pour payer le montant affiché sur le devis dûment établi par Sonelgaz. La première correspondance adressée par l’EPIC à l’Office public date de juin 2003. Elle ne recevra la réponse qu’en juin 2004. “Et puisque le délai d’option observé qui est de trois mois n’a pas été respecté par le promoteur pour des raisons qui ne nous intéressent pas, nous avons décidé d’annuler les travaux d’installation de nos équipements inhérents à l’alimentation en énergie électrique et qui nous ont coûté la bagatelle de 260 millions de centimes”, nous diront le directeur et le chef de service des études et travaux de Sonelgaz. Sonelgaz aurait été honorée dans ses engagements en juin 2004, pourquoi tout ce temps pour débuter l’opération d’alimentation en énergie électrique ? “Nous avons été retardés par les colonnes montantes installées par le promoteur, et qui ne sont pas conformes aux normes requises. On a émis nos réserves sur ce point, car il y va de la sécurité des biens et des personnes dont nous sommes garants. Alors, on a pris la charge financière d’en installer de nouvelles”, nous dira le directeur de Sonelgaz. Nous apprenons également que la mise en service de l’énergie électrique, dont les travaux furent confiés à Général Engineering, s’achèvera dans trois semaines. “Cette entreprise devait entamer les travaux (vendredi passé), mais elle aurait été retardée par les intempéries survenues ces jours-ci”,nous renseigna le chef de service des études et travaux. Joint par téléphone, le DG de l’OPGI nous affirma que le retard dans le payement de Sonelgaz est dû au fait que cette dernière “nous a facturé le prix des colonnes montantes une deuxième fois alors qu’on a déjà payé l’entrepreneur qui les a installées”. Concernant les réserves émises par Sonelgaz et relatives à ces mêmes colonnes montantes supposées non conformes, notre interlocuteur nous déclara : “Ce n’est pas pour des raisons sécuritaires, mais la Sonelgaz a voulu faire un regroupement de compteurs au rez-de-chaussée afin de faciliter le travail à ses agents”. Gageons que les quatre-vingt- quatre familles auront de la lumière incessamment. Zaïd Zoheïr
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