
Régions Est : MILA La hache de guerre enterrée à la DFEP ?
Deux années d’hostilités et de conflit déclarés, largement répercutés d’ailleurs par la presse écrite locale où la section syndicale du secteur accusait la directrice de wilaya de tous les maux : coupable à ses yeux de mauvaise gestion, de dépassements flagrants de ses prérogatives, de falsifications et d’abus d’autorité contre les syndicalistes, la non-application des accords convenus avec le partenaire social, l’abus de l’utilisation des biens de l’administration à des fins personnelles, la couverture, malgré les dénonciations, de certains directeurs de CFPA d’où l’instauration d’une anarchie préjudiciable au bon fonctionnement de ces établissements, le manque de sérieux dans la prise en charge de quelques dossiers sensibles, la nomination à des postes sensibles de responsables ayant des démêlés avec la justice. Autant d’accusations qui ont incité la tutelle à dépêcher à maintes reprises des commissions d’inspection et le ministre à s’occuper personnellement de ce dossier, en tenant lors de son passage à la wilaya une réunion restreinte avec les principaux antagonistes. Les responsables de la section syndicale n’exigeaient pas moins que le limogeage immédiat et sans conditions de ladite responsable. Ainsi, une plainte pour diffamation et harcèlement a été déposée par la directrice et certains de ses cadres impliqués dans le conflit auprès du tribunal de Mila. Malgré le retrait de la plainte suite à une décision unilatérale, la justice, vu les graves accusations qu’elle juge sans fondement, inflige six mois de prison ferme à l’encontre du premier responsable syndical du secteur. Pour faire face à cette décision, une réunion a été tenue en date du 3 janvier 2005 et ayant regroupé au siège de l’UGTA de Mila les principaux responsables des sections, suit un communiqué virulent qui avait menacé de déclencher une grève de deux jours (23 et 24 janvier) si la tutelle n’intervenait pas pour mettre fin aux fonctions de la directrice. Ne voyant rien venir, les syndicalistes décident de passer à l’acte en mettant à exécution leur menace, une grève qui n’a été suivie que par 7% du personnel dont une bonne partie des vacataires. L’après-midi de cette même journée a vu une délégation conduite par le premier responsable de l’UGTA de la wilaya, accompagné par un staff élargi, se présenter au bureau de la DFEP. Motif : discuter et pourquoi pas se réconcilier, réunion qui s’est soldée par la rédaction d’un P-V signé par tous les présents. Est-ce la fin d’un conflit latent qui a déstabilisé tout un secteur ? A-t-on décidé d’enterrer définitivement la hache de guerre ? Quel est le sort réservé à la décision de justice condamnant à six mois de prison ferme le responsable syndical ? Des questions qui restent posées. A. M’haïmoud
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