Actualités : 8e CONGRES BIS DU FLN
Les nouvelles instances opérationnelles


En plus de s’être doté d’un poste de président, qu’occupe depuis mardi Abdelaziz Bouteflika, le FLN a également procédé à un changement radical de ses statuts. Le Comité central a été remplacé par un Conseil national, composé de 550 membres, et le Bureau politique laisse la place à un Comité exécutif.
Tarek Hafid Alger (Le Soir) - Le système d’élection et de désignation instauré durant le 8e congrès "bis" pour former la composition de cette instance s’est avéré être un véritable fiasco. Nombre de participants à ces assises ont instauré la "triche" comme seule règle pour figurer au sein de ce conseil. L’annonce même de sa composante, mardi soir, a soulevé moult interrogations au sein de l’assistance regroupée sous la Coupole du complexe sportif Mohamed-Boudiaf. Après la lecture de la lettre de Abdelaziz Bouteflika, dans laquelle il déclare accepter la présidence du FLN, c’est au tour du porte-parole de la commission des candidatures de prendre la parole pour lire la liste des membres du Conseil national. Tout se déroule très bien jusqu’au au moment où ce porte-parole avoue aux congressistes avoir perdu "par mégarde" deux feuillets de cette longue liste. Abdelaziz Belkhadem tentera de minimiser ce "simple incident technique". Afin de ne pas perdre de temps, Belkhadem demande aux membres fraîchement élus de désigner la composante du Comité exécutif. Le Conseil national se réunit donc au siège de l’ISTS pour procéder à cette opération. Les noms des 121 membres du Comité exécutif, dont le mandat est d’une année renouvelable, sont ensuite communiqués au congrès. On y retrouve la totalité des ministres FLN actuellement en poste — à l’exception bien sûr de H’mimid et Redjimi — les figures de proue du "mouvement de redressement", à l’image de Si Affif, mais aussi de nombreux anciens tels que Abada, Cherchali, Khediri ou Belayat. Tout ce beau monde est par la suite invité à se réunir pour désigner le remplaçant de Ali Benflis. Il ne leur aura fallu qu’une dizaine de minutes pour revenir avec le nom du nouveau patron du FLN, après Bouteflika, bien entendu. Voilà comment a été désigné Abdelaziz Belkhadem qui, au bord des larmes, aura bien du mal à cacher son émotion. Mais cette réussite de façade cache mal la crise qui continue de secouer ce parti. Une crise accentuée par le mode de désignation des membres du Conseil national. Même si les fameux feuillets manquant ont par la suite été retrouvés. "Nous avons assisté en direct à un véritable coup monté orchestré par le clan Belkhadem. La partie manquante de la liste a été changée et les 33 noms qui y figuraient ont été remplacés par d’autres. Nous savons que des ministres ont imposé des cadres de leurs départements quand bien même si ces derniers n’auraient aucun lien avec le FLN. Finalement on se rend compte que le problème du FLN ce n’était pas Ali Benflis. Belkhadem et son clan ont fait bien pire durant ce congrès que ce qui était reproché à Benflis durant la tenue de la première édition du 8e congrès”, a affirmé, hier, un vieux routier du FLN. La course aux postes n’est toujours pas terminée puisqu’il reste encore à désigner les 7 membres du Comité de coordination. Une tâche qui revient à Abdelaziz Bouteflika, président de la République et du FLN. T. H.

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