Jeudi 03 Février 2005
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IL N’Y A RIEN AU-DESSUS DE PRESIDENT !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

“Fin hier du 8e congrès du FLN. Rendez-vous est pris pour le
prochain.”

Le 7e

— Monsieur le Président, nous sommes heureux en tant que direction, cadres et militants du FLN de venir vous demander de présider notre humble parti. Nous serions vraiment très honorés si vous acceptiez ce poste. De toutes les façons, au cas où vous refuseriez, le fauteuil resterait vide…
— Monsieur le Président, désolé, mais nous étions sur ce projet avant les gens du FLN. Au RND, nous serions encore plus enchantés qu’eux de vous voir présider aux destinées du parti. Même à titre honorifique. De toutes les façons, au cas où vous refuseriez, nous vous informons solennellement que nous entamerions sur-le-champ une grève de la faim et nous menaçons de recourir à la démocratie.
— Taratata ! Ne les écoutez surtout pas, Monsieur le Président. Nous avons été les premiers à émettre le souhait de vous voir devenir le chef suprême du PRA. De toutes les façons, au cas où vous refuseriez ce poste, nous menaçons de recourir à une solution encore plus extrême, rappeler Boukrouh !
— Aoûdou billah ! Entendez ces mécréants qui se prévalent d’une lumineuse et divine idée que nous sommes les premiers au MSP à avoir publiquement formulée. Devenez notre émir Président, Monsieur le Président. Dieu vous le rendra. De toutes les façons, au cas où vous refuseriez, nous commettrions le péché suprême, une cuite d’enfer !
— Entendez-les, ces partis politiques ! Absents toute l’année, ils ne se réveillent que pour piquer les idées des autres. C’est nous et nous seuls à l’ONM qui avons eu l’idée révolutionnaire et mortellement patriote de vous introniser président de notre organisation. Acceptez, Monsieur le Président, nous vous en conjurons au nom des idéaux de Novembre et des autres mois de l’année. De toutes les façons, au cas où vous refuseriez, nous menaçons de sacrifier un faux-moudjahid par jour jusqu’à ce que vous acceptiez d’être notre vrai faux chef. Je vous en supplie, acceptez, sinon, nos rangs seraient décimés !
— Allons ! Allons ! Messieurs du FLN, du RND, du PRA, du MSP, de l’ONM et des autres partis politiques et organisations nationales, un peu de tenue, que diable ! Que vont dire et penser de vous les journalistes venus couvrir cette moubayiaâ ?
— Au nom de toute la presse exemplaire et des titres assimilés, nous n’avons absolument rien à dire ! Sauf peut-être à espérer que vous acceptiez de devenir président de nos rédactions. Au nom des principes de déontologie et d’éthique publicitaires, nous vous conjurons d’accepter. Sinon, nous serions contraints de commettre l’irréparable, pratiquer le journalisme ! De grâce, évitez-nous ce suprême affront et dites-nous enfin de qui ou de quoi vous allez être enfin président. Dites-le vite et laissez-nous vaquer à notre activité préférée, fumer du thé pour rester éveillés, le cauchemar continue. H. L.

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