Actualités : LES COLONNES DU SAMEDI
Changement de cap


Par Nacer Belhadjoudja Nacer@ hotmail.com
Le rapport trouble avec l’autoflagellation. Depuis quelque temps, se cultive chez certains une propension à l’autoflagellation. Sinon comment expliquer que la Centrale syndicale s’aligne sur la politique de privatisation, tournant ainsi le dos aux milliers de travailleurs et surtout à sa fonction première celle de protectrice des intérêts et de l’outil de travail de ces derniers.
Mais bon, on peut toujours se consoler en disant que l’UGTA n’a pas le monopole de cette nouvelle tendance qui rappelle étrangement ce rite chiite qui consiste à se donner des coups de fouet. Une tendance qu’on retrouve également chez des alliés. Alors fermons vite cette parenthèse, afin d’éviter de tomber dans le jeu de ces nouveaux objecteurs de conscience qui se recrutent maintenant un peu partout.
Maintenant qu’il neige même sur Alger,
pourquoi on ne demanderait pas l’adhésion de l’Algérie à l’Union européenne ? C’est la dernière blague qui se raconte chez nous et qui vient démontrer, encore une fois, notre capacité à tourner en dérision nos malheurs. Certains pourront toujours dire que si elle ne les résout pas, par contre, elle peut les atténuer. Durant cette quinzaine de jours, personnellement j’ai eu parfois à me poser la question de savoir si nous subissons une simple vague de froid et de neige ou carrément un tsunami. En l’an 2005, les autorités ont suggéré aux conservateurs des forêts d’alimenter la population en bois pour qu’elle puisse se réchauffer. Un aveu d’impuissance qui aurait été plus facile de décréter plus tôt pour ne pas laisser NAFTAL et SONELGAZ se gargariser de communiqués rassurants sur la disponibilité du gaz butane et de l’électricité. Moralité, qu’on nous donne une fois pour toutes la recette permettant de survivre à la morosité ambiante et qu’on nous explique comment faire pour ne plus en rajouter une couche.
Le président de tous les Algériens et du… FLN aussi.
Le plus vieux parti a sorti son joker à une coalition présidentielle qui a tout misé sur son effritement en attendant sa disparition. Finie la légitimité historique, a-t-elle pensé naïvement. Elle se réveille avec la gueule de bois et surtout avec la certitude qu’en politique, les paroles n’engagent que ceux qui y croient. Mais, après tout, ce huitième congrès bis du FLN a au moins le mérite de dévoiler que le troisième mandat de Bouteflika est en germe. En piste même. Mais bon, on pourra toujours attendre la prochaine révision constitutionnelle pour connaître les véritables intentions du président.
Week-end politique particulier.
Il faut croire que lorsque le FLN éternue, c’est toute la classe politique qui s’enrhume. Durant ce week-end, pas encore universel, l’activité politique s’est emballée, dégageant une impression de veillée d’armes. Comme si une grande décision allait tomber. Mais comme depuis longtemps, on s’est habitué à ces accès de fièvre très limités dans le temps, il est à penser que la température retombera à la normale une fois que les échos de la salle omnisports du complexe Boudiaf ne résonneront plus.
N. B.

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