Jeudi 10 Février 2005
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LES MOTS DU JEUDI
Et pourtant, ils existent…

Depuis un certain temps, j’ai un sérieux problème. Rien de grave, en fait, rassurez-vous ! Il s’agit, à la limite, d’une complication métaphysique, sauf que cela me dérange beaucoup et sème le trouble au niveau de mes connaissances et de ma famille. Suis-je en train de dérailler ? C’est possible. Tout est possible en ces temps de médiocrité où nous assistons, impuissants, au bradage des richesses nationales, tous ces biens acquis par le peuple au prix du sang, des larmes et de la sueur ! Ces entreprises publiques, et principalement celles qui se portent bien grâce au sacrifice et à l’effort collectif des travailleurs, vont passer au statut privé, c'est-à-dire qu’elles vont appartenir désormais à un groupe de personnes ou à des familles, propulsées au rang de milliardaires ; elles qui, parfois, n’avaient pas un rond à l’indépendance du pays. Elle a raison Louiza Hanoune de dire tout haut que nul ne peut disposer à sa guise des biens du peuple ! Oui, mais qui va l’écouter dans cette Algérie de l’unanimisme où personne ne pense plus par lui-même. Suite...


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