Dimanche 13 Février 2005
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Actualités : BOUTEFLIKA SE VEUT RASSURANT
“Pas de privatisation sur le dos des travailleurs”


“La privatisation ne se fera jamais au détriment des intérêts des travailleurs”, a déclaré hier le président de la République, lors de son intervention devant les participants de la 32e session de l’Organisation arabe du travail (OAT) qui se tient depuis hier à Alger.
Cette déclaration faite par le premier magistrat du pays a été accueillie favorablement par les membres du secrétariat national de l’UGTA, à leur tête le secrétaire général Abdelmadjid Sidi Saïd, dont l’organisation qu’il préside s’apprête à célébrer le double anniversaire de sa création et de la nationalisation des hydrocarbures. Mieux, le premier magistrat du pays a indiqué que “le dialogue reste le seul moyen pour parvenir à l’établissement d’une paix sociale à même d’amortir les méfaits de la mondialisation, pour ne pas léser les couches défavorisées.” En somme, le président de la République s’implique en personne dans le débat socioéconomique, jusque-là dominé par l’UGTA et le gouvernement. D’autant qu’il n’a pas raté cette opportunité pour indiquer que “le gouvernement doit être au service exclusif du peuple loin des intérêts étroitement personnels”. Pour les analystes de la situation socioéconomique, ces propos tenus par le premier magistrat du pays en présence de représentants d’organisations syndicales internationales (CISL, CISA) ne sont pas fortuits. Ils dénotent selon ces mêmes observateurs, que le président de la République est crédité d’un suivi particulier de la transformation du tissu économique national. Questions : Le président de la République s’inscrit-il dans la même optique développée par le secrétaire général de l’UGTA et selon laquelle “la privatisation du secteur public ne doit pas être une privatisation de containers” ? Ou encore, avec cette nouvelle donne médiatique, le président de la République met en garde contre toute forme de bradage du secteur public dont les seuls bénéficiaires seraient des proches des cercles décisionnels ? Pour rappel, le secrétaire général de l’UGTA avait déclaré lors d’une cérémonie de cession de la première entreprise publique à un privé national que son organisation “s’oppose à la privatisation de containers”, laissant entendre par là que ce processus de privatisation doit être mené conformément aux engagements tenus par les pouvoirs publics. Cela étant, ce message codé du premier magistrat du pays intervient alors que des interpellations ici et là ont été enregistrées pour dénoncer “toute forme de bradage du secteur public sous prétexte que la privatisation est une donne universelle et incontournable”. Il vient aussi conforter la Centrale syndicale dans sa démarche sur la question et qui plaide en premier lieu que l’option du partenariat doit primer sur celle de la privatisation. A ce titre, il est à noter que Abdelaziz Bouteflika, que certaines sources annoncent d’ores et déjà comme invité de marque à la prochaine réunion de la Commission exécutive nationale (CEN), a soutenu cette option, en annonçant ce samedi que “l’Algérie, qui a amorcé un processus de réformes économiques est déterminée à le mener à bout et ce, à travers l'adaptation de son cadre législatif, le drainage de l'investissement et l'intégration aux mécanismes du marché mondial”. Mieux, le président de la République a affirmé que la réforme signifie “la mise à niveau de notre économie nationale pour lui permettre de remettre le développement sur les rails et ouvrir de nouveaux horizons en faveur de l'emploi et l'amélioration des conditions de vie de tous les citoyens algériens, notamment la b a s e laborieuse qui est la locomotive du développement”. “La réforme économique n'est pas un renoncement ni un préjudice aux droits et acquis des travailleurs”, a martelé le chef de l'Etat ajoutant que le dialogue continue entre le gouvernement et l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), sur la reforme des entreprises déficitaires et les moyens de préservation des droits des travailleurs et “ouvre la voie à leurs organismes pour contribuer aux efforts de relance de l'économie nationale”. Cela étant, le président de la République n’a pas raté cette occasion pour s’interroger en lançant à l’adresse des participants de cette conférence que les capitaux arabes doivent être investis dans les pays arabes. Selon Bouteflika “il est temps de dépasser les sentiments religieux et linguistiques”, qui sont à ses yeux des “relations éphémères.” En somme, pour lui, “il faut aller vers des relations de partenariat basé sur des intérêts exclusifs.”
Abder Bettache

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