Dimanche 13 Février 2005
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Actualités : SYSTÈME ÉDUCATIF
Ce qui va changer


Comme à l’accoutumée, la salle de conférences de l’hôtel Mouflon d’Or de Ben-Aknoun abritera durant deux jours les travaux de la conférence nationale regroupant les 48 directeurs de wilaya du secteur de l’éducation nationale
Mohamed Djadi Alger (Le Soir) - Un conclave auquel ont assisté en force les gens des médias et où quatre grands dossiers concernant l’évolution de la réforme du système éducation ont été présentés aux séminaristes par Boubakeur Benbouzid, le ministre de l’Education nationale. Une conférence qui malheureusement ne ressemble nullement aux précédents regroupements tant sur le plan de la médiatisation que du contenu des dossiers. Quant au conclave en question, Benbouzid continue de se battre pour réussir son projet qui, il faut le reconnaître, commence à donner ses fruits. D’emblée, le ministre explique les grandes lignes des quatre dossiers, à savoir la réorganisation de l’enseignement secondaire général et technologique, la mise en place d’un nouveau système d’évaluation et enfin le dernier dossier qui concerne la mise en place de lycées d’excellence. Atteindre 90% de réussite est l’objectif de la tutelle A propos du premier dossier, Benbouzid s’est étalé sur la nécessité de la réorganisation de l’enseignement secondaire en affirmant que c’est “le maillon essentiel dans le fonctionnement général du système éducatif, dans la mesure où il constitue une interface importante entre plusieurs secteurs : enseignement et formation supérieurs, formation professionnelle et le monde du travail. A ce titre, on peut le considérer comme étant le régulateur principal du fonctionnement de tout le système”, dirat- il tout en ajoutant : “Ce projet prévoit trois segments complémentaires : un enseignement secondaire général et technologique, à vocation pré-universitaire, un enseignement professionnel, orienté vers le monde du travail et une formation professionnelle qui devra se recentrer sur ses missions traditionnelles et originelles. C’est sur cette base que l’enseignement secondaire entre dans son contexte, national et international. Sur le plan national, il fallait tenir compte, en amont, de la réforme de l’enseignement obligatoire et, en aval, du nouveau système d’organisation des enseignements universitaires, à savoir le LMD, tout en s’efforçant d’être en harmonie et en cohérence avec les deux autres segments qui constituent le post-obligatoire, c’està- dire la formation et l’enseignement professionnels. Au niveau international, il fallait être en cohérence avec les grandes tendances mondiales en matière d’organisation et de finalités pour l’enseignement secondaire”, précisera-t-il. L’étape que constitue l’enseignement secondaire général et technologique dans le parcours scolaire des élèves reçoit une solide formation de base dans les domaines des lettres, des langues, des arts, des sciences et de la technologie, sans pour autant négliger les disciplines qui favorisent le développement de l’esprit civique et le sens des responsabilités. “Notre objectif est d’atteindre 90% de réussite”, souligne le ministre. A ce titre Benbouzid confirme que le recrutement de licenciés en mathématiques, physique et chimie est indispensable pour la réforme. Examen unifié de fin de l’enseignement primaire Pour ce qui est du deuxième dossier, Benbouzid insistera sur l’évaluation générale. “A l’époque, c’était le système de la notation. L’évaluation nous conduit à constater si nous atteindrons nos objectifs ou pas. La maîtrise de la langue étrangère au primaire avec une évaluation après la deuxième année et la quatrième année, nous conduira également à atteindre nos objectifs”, soulignera Benbouzid. L’unification de l’examen national de la 6e à travers le territoire national pour le passage au collège avec l’obtention obligatoire d’une moyenne générale de 10/20 permet à nos enfants de s’adapter à un même sujet. Un sujet qui sera élaboré par des inspecteurs primaires. Cependant, ces dispositions de rachat ne concernent pas l’admission des élèves en première année moyenne, ni l’admission en première année secondaire, ni encore moins la promotion des élèves à l’intérieur de l’enseignement secondaire. Dans le cadre de la prise en charge de ces principes directifs, une première série de mesures pratiques ont été dégagées : le contrôle permanent et régulier des apprentissages sous des formes diversifiées, notamment dans l’enseignement primaire. La concrétisation du principe d’intégration sur lequel repose l’approche par compétence dans les activités d’évaluation. C’est ainsi que les compositions mensuelles dans les enseignements moyen et secondaire seront précédées d’une période consacrée exclusivement à des activités d’intégration des divers acquis des élèves. L’introduction de critères rigoureux dans l’élaboration des épreuves d’évaluation l’organisation au niveau de l’établissement d’une évaluation des différents cycles de l’enseignement primaire et de l’enseignement moyen afin de mesurer le degré de maîtrise des langues étrangères à l’issue de chaque cycle. Le passage au cycle supérieur est subordonné à l’obtention de la moyenne à cet examen. Toutefois, le conseil des maîtres ou des professeurs peut proposer les élèves ayant obtenu une moyenne générale annuelle comprise entre 4,5 et 5 sur 10 pour le primaire et entre 9 et 10 sur 20 pour l’enseignement moyen à passer un examen de rattrapage organisé au niveau de l’établissement scolaire dans les disciplines où ils auront enregistré des notes inférieures à la moyenne. Ces dispositions de rachat ne concernent pas l’admission des élèves en première année moyenne, ni l’admission en première année secondaire, ni encore moins la promotion des élèves à l’intérieur de l’enseignement secondaire Des managers pédagogiques Dans le cadre de la réforme, le ministre, qui a insisté sur la formation et le recyclage du personnel pédagogique, a tenu au passage à rendre un grand hommage aux premiers enseignants de la pré-indépendance chez qui Benbouzid a fait ses premières classes. Par contre, la réorganisation du secteur est également indispensable pour Benbouzid, qui précise que pour répondre aux besoins urgents de la mise en place de la réforme, d’intervenir là où doit se dérouler l’acte pédagogique au niveau des établissements de wilaya dont il dépend directement. Il est à noter que dorénavant les directeurs de l’éducation (DE) s’intéresseront uniquement au volet pédagogique. Tout incombera aux secrétaires généraux qui seront désignés à cet effet. La généralisation du poste de secrétaire général à l’ensemble des directions de l’éducation permettra de décharger les DE des problèmes administratifs et matériels pour qu’il puisse se consacrer pleinement à la pédagogie et à l’application de la réforme. La réorganisation des services et des bureaux des directions de l’éducation de wilaya est dictée par les mêmes préoccupations visant à adapter les structures du secteur à leurs nouvelles missions. Il s’agit de l’uniformatisation du nombre de services des DE à 5 services et des bureaux qui seront entre 2 et 5, pour l’ensemble des wilayas du pays. Le second volet de ces changements porte sur les conditions de recrutement des chefs d’établissement du primaire au secondaire. Il est clair que ce dernier reste la pièce maîtresse de l’établissement scolaire dont le rendement dépend, en grande partie, de lui. Les mesures prises visent à élever le niveau de l’encadrement des établissements et à mettre en place des chefs d’établissement qui soient en parfaite symbiose avec les objectifs et les exigences de la réforme et qui puissent accomplir les missions pédagogiques et de management qui leur seront désormais dévolues. Ainsi, le recrutement des chefs d’établissement, quel qu’en soit le cycle, se fera parmi les cadres remplissant les conditions statutaires d’accès au poste, après admission à un concours et une année de formation spécialisée. Les titulaires de diplômes universitaires auront la priorité d’accès au concours. Ce sont là les premières mesures, les plus urgentes, prises par le ministère dans le cadre de l’adaptation des structures du secteur aux nouvelles exigences dictées par la mise en place de la réforme et qui ne sont qu’une ébauche à une nouvelle organisation du secteur qui sera mise en œuvre graduellement. Les lycées d’excellence Enfin, pour le dernier dossier qui reste également l’un des plus solides pour nos futurs cadres, à savoir la création de lycées d’excellence, le département de Benbouzid a créé cinq lycées d’excellence dans les filières de tronc commun lettres et tronc commun sciences et technologies qui seront ouverts dès la prochaine rentrée scolaire. Ils ont pour objectifs de promouvoir l’acte pédagogique en l’adaptant aux nouvelles méthodes exigées par la pédagogie moderne ; remédier au manque existant au niveau du système d’enseignement en ce qui concerne ce type de pédagogie; prendre en charge les doués et développer leur sens de la créativité et de l’innovation tout en leur permettant une meilleure interactivité avec le monde extérieur ; préparer l’élite de demain dans tous les domaines. Ces lycées d’excellence accueilleront, dans une première phase, plus de 700 élèves répartis dans 5 établissements qui seront ouverts à Alger, Constantine, Annaba, Ourgla et Oran et ce, sur la base d’une étude du dossier de l’élève, à savoir le choix des élèves ayant obtenu les meilleures moyennes à la dernière composition (16/20), réussir à l’examen du Brevet d’études fondamentales avec une note égale ou supérieure à 14/20. L’admission dans l’un de ces lycées d’excellence est sanctionnée par un concours. Enfin, Benbouzid a, lors d’un point de presse animé en marge de cette conférence national, affirmé que l’enseignement n’est obligatoire que pour les enfants dont l’âge ne dépasse pas les 16 ans, c'est-à-dire entre le cycle primaire et le moyen. Pour ce qui est du lycée, l’enseignement n’est pas obligatoire. L’élève peut même être orienté vers les centres de l’enseignement et de la formation professionnels.
M. D.

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