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“Belkhadem a reçu mardi dernier Hassan Rohani, le SG du Conseil iranien de
la sécurité. Que se sont dits les deux hommes ?"
Je n’en sais rien.J’ai pour principe
de ne jamais m’immiscer dans les
affaires internes d’un pays tiers.
Le plus tuant finalement dans cette affaire de suppression d’une
date anniversaire du calendrier officiel, ce n’est pas tant que le Palais ait
ainsi voulu donner le ton de ce que sera la campagne pour l’amnistie
générale, ce n’est pas non plus le côté retour d’ascenseur à celui que
l’on a fait enfermer à l’époque et que l’on sollicite aujourd’hui de
foire en foire pour les besoins d’une mission. Le plus exaspérant dans cette
histoire, c’est qu’un Conseil de gouvernement trouve le temps de discuter d’un
projet de loi portant sur une date anniversaire, prenne une décision qualifiée
d’historique sur le sujet et en inonde les téléscripteurs de toutes les
rédactions du pays pour bien montrer que c’est le sujet du jour. Que je
sache, ce texte n’était pas marqué du sceau d’une urgence particulière.
Je dis cela en pensant à un sujet qui lui, par contre, est d’une urgence que
tous les économistes non appointés comme consultants à l’ENTV confirmeront
: le retour au weekend universel. Très franchement, sur l’échelle des
priorités, qu’est-ce qui devrait primer pour des esprits épris de bon sens ?
L’abrogation d’une fête que je n’ai personnellement jamais fêtée ? Ou
la mise aux normes internationales de nos flux d’échanges commerciaux et d’affaires
? La paix de l’âme de Ben Bella n’aurait-elle pas supporté un an ou deux
avant de se voir apaisée par la suppression des festivités du coup d’Etat ?
En vérité, cette “prioritarisation” du 19 juin 1965 par rapport aux textes
régissant encore aujourd’hui les dates officielles du week-end renseigne de
manière implacable sur le “tempo de gouvernance” en cours. Faire plaisir
pour conquérir, donner des gages, faire des cadeaux à ceux qui ont été
exclus du cercle pour reconstituer ce cercle dans son exacte topographie
primitive, celle de l’indépendance, tout cela passe avant, bien avant les
actions réelles de relance économique et de bien-être sociétal. Pour le
reste, tout le reste rien, pas même une abrogation officielle, ne peut effacer
l’histoire. Le 19 juin 1965, il y a bien eu un coup d’Etat. Et les auteurs
de ce coup de force sont identifiés. Je fume du thé et je reste éveillé, le
cauchemar continue.
H. L.
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