Jeudi 17 Février 2005
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Petits cadeaux et autres gâteries !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
“Belkhadem a reçu mardi dernier Hassan Rohani, le SG du Conseil iranien de la sécurité. Que se sont dits les deux hommes ?"

Je n’en sais rien.J’ai pour principe
de ne jamais m’immiscer dans les
affaires internes d’un pays tiers.

Le plus tuant finalement dans cette affaire de suppression d’une date anniversaire du calendrier officiel, ce n’est pas tant que le Palais ait ainsi voulu donner le ton de ce que sera la campagne pour l’amnistie générale, ce n’est pas non plus le côté retour d’ascenseur à celui que l’on a fait enfermer à l’époque et que l’on sollicite aujourd’hui de foire en foire pour les besoins d’une mission. Le plus exaspérant dans cette histoire, c’est qu’un Conseil de gouvernement trouve le temps de discuter d’un projet de loi portant sur une date anniversaire, prenne une décision qualifiée d’historique sur le sujet et en inonde les téléscripteurs de toutes les rédactions du pays pour bien montrer que c’est le sujet du jour. Que je sache, ce texte n’était pas marqué du sceau d’une urgence particulière. Je dis cela en pensant à un sujet qui lui, par contre, est d’une urgence que tous les économistes non appointés comme consultants à l’ENTV confirmeront : le retour au weekend universel. Très franchement, sur l’échelle des priorités, qu’est-ce qui devrait primer pour des esprits épris de bon sens ? L’abrogation d’une fête que je n’ai personnellement jamais fêtée ? Ou la mise aux normes internationales de nos flux d’échanges commerciaux et d’affaires ? La paix de l’âme de Ben Bella n’aurait-elle pas supporté un an ou deux avant de se voir apaisée par la suppression des festivités du coup d’Etat ? En vérité, cette “prioritarisation” du 19 juin 1965 par rapport aux textes régissant encore aujourd’hui les dates officielles du week-end renseigne de manière implacable sur le “tempo de gouvernance” en cours. Faire plaisir pour conquérir, donner des gages, faire des cadeaux à ceux qui ont été exclus du cercle pour reconstituer ce cercle dans son exacte topographie primitive, celle de l’indépendance, tout cela passe avant, bien avant les actions réelles de relance économique et de bien-être sociétal. Pour le reste, tout le reste rien, pas même une abrogation officielle, ne peut effacer l’histoire. Le 19 juin 1965, il y a bien eu un coup d’Etat. Et les auteurs de ce coup de force sont identifiés. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

H. L.

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