Culture : DEUXIÈME ÉDITION DES FENNECS D’OR
Peut mieux faire !


Aucune surprise ! Pas de suspense non plus, samedi soir, au Théâtre national d’Algérie, la remise des Fennecs d’or a laissé les téléspectateurs sur leur faim. Tout semblait être en total décalage. Sur la scène du théâtre, l’invité d’honneur choisi pour diriger les opérations de remise des trophées, Kaci Tizi Ouzou en l’occurrence, était complètement déphasé face au public.
Sans lunettes, ce dernier s’est contenté d’ouvrir les enveloppes et les remettre ensuite à l’animatrice. Désignée pour l’occasion, celle-ci a marqué les blancs et les exclamations face au désarroi de Kaci et des lauréats. Une organisation qui laisse à désirer. Mais ce qui a probablement le plus marqué la tenue de cet événement, c’est le manque flagrant de la production télévisée algérienne. Limitant, de ce fait, le travail du jury ainsi que la compétition à trois créations (Nass M’Lah City, Sabra et le joueur). Rien de solennel, juste un sentiment d’amabilité et de convivialité qui a plané tout au long de la cérémonie. A vrai dire, rien d’officiel, juste une rencontre amicale pour décerner des récompenses à tout le monde. Et à titre posthume, notamment à la mémoire de : celui que l’on surnomme le maestro des créations télévisées, Djamel Fezzaz, et aussi à celui qui a été longtemps laissé pour compte malgré son parcourt, feu Yahia Ben Mabrouk alias “l’Apprenti”. Mieux vaut tard que jamais ! Des hôtes de marque ont été littéralement ignorés à l’image de Izet El Alaili ou encore Lakhdar Hamina. Pour le déplacement, il aurait peut-être fallu leur donner la parole, histoire de reconnaître les petits pas de l’Algérie dans le domaine de la gratitude professionnelle. Une déclaration intéressante, celle du comédien Salah Ougrout alias Souilah, lauréat du Fennec d’or pour l’interprétation masculine dans Nass M’ lah City. Plus qu’heureux d’être nominé, ce dernier a déclaré : “À travers cette édition, je sens l’odeur de la modernisation…” Nonobstant toutes ces défaillances, il faut tout même reconnaître l’utilité et la nécessité de la tenue de
LES FENNECS D'OR ATTRIBUES

- DECOR : Amar Hamouli, nominé deux fois dans Nass M’lah City et
Sabra
- SON : Yacine Khedriche pour Dhil El Wouroud(l'ombre des roses).
- INTERPRETATION MASCULINE est revenu en ex aequo à
Mohamed Adjaïmi et Salah Ougrout pour les feuilletons Le joueuret
Nas Mlah City.
- MEILLEURE INTERPRETATION FEMININE : Biyouna et Nawel
Zaâtar.
- LA MEILLEURE REALISATION : Feu Djamel Fezzaz, réalisateur
du feuilleton Le joueur, a été distingué à titre posthume.
- UNE MENTION SPECIALE DU JURY a été remportée par l'acteur
Sid-Ali Kouiret tandis qu'une distinction honorifique a été décernée à
titre posthume au défunt Yahia Benmabrouk

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