Mardi 22 Février 2005
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GUELBOU WASSAA !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

«8e anniversaire du RND. Ils étaient encore nombreux
cette année à se partager le … »

…gâteau

Dans la catégorie remake du film Les mutants, c’est définitif, empaqueté, pesé et vendu : personne ne pourra plus disputer l’oscar à H’mimed. Prononçant un discours mémorable hier à l’occasion de l’anniversaire de la «création toute spontanée » du RND, Si Ahmed en a laissé plus d’un sans voix. Aussi imperturbable que le tronc d’arbre qui voulait se faire passer pour un crocodile, le patron du Rindou a dit à peu près ceci : on nous a toujours étiquetés parti anti-intégriste, mais il faut bien comprendre que nous ne faisons pas de cette question un dogme. Tout comme hier, nous avons défendu la réconciliation nationale, nous sommes prêts aujourd’hui à nous investir dans toute suite logique à cette réconciliation. Cette faculté de H’mimed de passer comme ça, sans l’air d’y toucher, sans suer de la racine des cheveux de la lutte anti-tangos totale et ferme à l’amnistie générale, large et «wassaâ», c’est de l’art, du grand art. Lui seul peut bassiner pendant des années les Algériens et ses militants du RND sur le côté «indéviable» de la ligne dure du parti et du pouvoir en matière d’éradication du fléau terroriste pour venir ensuite, comme il l’a fait hier, donner un cour «magistral» sur la meilleure manière de faire la bise, de donner l’accolade et plus si affinités aux frères de la montagne. Attention ! Ne jetez pas la pierre à cet homme au grand cœur ! Il n’est pas facile de passer de la haine à l’amour aussi vite et de manière aussi souple. Il n’est pas donné à «n’importe le qui» de prôner en hiver l’élimination des maquis islamistes pour venir au printemps les accueillir au pied de la montagne, un bouquet de marguerites à la main. Et là, je ne vous parle que de deux saisons, l’hiver et le printemps. Allez savoir ce qu’il est encore capable d’inventer, à l’été et à l’automne prochains. Je me tiens déjà le ventre. Et je fume du thé pour rester éveillé, le cauchemar continue.

H. L.

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