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Actualités : MOHAMED SALEM OULD SALEK, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE LA RASD
Mohamed VI veut retourner à la situation de 1975


Le ministre des Affaires étrangères de la République sahraouie a animé, hier, une conférence de presse à l’occasion de la célébration du 27e anniversaire de la proclamation de la création de la RASD. Organisée par le Club de presse Tifariti, cette rencontre avec Mohamed Salem Ould Salek a tourné essentiellement autour de la situation actuelle du conflit dans le Sahara Occidental.
Une situation qui semble statique pour bon nombre d’observateurs mais qui, selon Ould Salek, connaît une certaine dynamique, sur le plan diplomatique, notamment. “Les choses bougent, certes lentement, mais elles bougent”, explique le diplomate. Il en veut pour preuve le refus du gouvernement sahraoui à admettre “la solution mutuellement acceptable” que le Maroc tente d’imposer. “Le plan de règlement et le plan Baker sont les seules solutions politiques mutuellement acceptables que nous reconnaissons. Ces plans sont bien des solutions politiques et non pas des solutions militaires à ce que je sache”, note-t-il. A ce sujet, il ajoute que ces deux plans sont toujours effectifs comme le stipule la dernière résolution de l’Assemblée générale de l’ONU. “Le gouvernement et le peuple sont plus que jamais prêts pour leur mise en œuvre, mais le Maroc en pense autrement. En 1988, le Front Polisario avait accepté l’idée du recours à un référendum d’autodétermination, d’énormes concessions ont été tolérées au profit du Maroc. Nous pensions alors que la paix ne pouvait se faire qu’à deux. Mais le Maroc n’a fait que renier ses engagements passés. D’ailleurs, l’attitude du dirigeant actuel est un véritable retour à la case départ. Nous en sommes aujourd’hui à la situation de 1975 puisque Mohamed VI refuse de reconnaître le droit à d’autodétermination du peuple sahraoui. Le refus d’accepter la réalité du conflit risque de coûter cher aux Sahraouis, mais aussi et surtout, au Maroc et au peuple marocain”, ajoute le ministre des Affaires étrangères en affirmant que l’option militaire n’est pas définitivement écartée. Répondant à une question sur la prochaine rencontre entre le président Bouteflika et le roi Mohamed VI, Mohamed Salem Ould Salek rappellera la position de l’Algérie. “Cette position a de tous temps été claire, elle est inchangée depuis les années 1960 lorsque le Sahara Occidental était sous occupation espagnole. C’est cette même position que le président et le ministre des Affaires étrangères algériens n’ont de cesse de répéter. L’Algérie est tout simplement contre toute idée de colonisation du Sahara.”
T. H.

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