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«Nouveau code de la famille. Belkhadem est catégorique
: le FLN n’acceptera pas de concubine.»
Ouyahia dans de beaux draps
Ne me parlez pas ! Je ne veux pas être dérangé. Je suis aux obsèques. Oui,
bon, il faut tout de même que je vous précise : il s’agit des obsèques de ma
carte. La carte blanche. La pirate de Canal Plus. Je l’ai perdue hier. Elle m’a
claquée entre les doigts de manière brutale. Je dirai même plus, de manière
insidieuse. Lundi dernier, pourtant, il y a eu des indices que j’aurais dû
prendre un peu plus au sérieux. La disparition des Kiosques et l’apparition d’un
message que je croyais définitivement banni de mon petit écran : «Programme
crypté, vérifiez vos droits !». Aujourd’hui, avec du recul, je peux enfin
l’avouer, je n’ai pas été assez vigilant. J’aurais dû me méfier. Il faut dire
que le contexte ne prêtait pas vraiment à la vigilance. Avant-hier, mardi donc,
soirée de la Ligue des champions. Un plateau de matchs prestigieux sur Canal +
et Canal + Sport. Réal contre la Juve. Bayern contre Arsenal. Ou encore
Eindhoven face à Monaco. Je me suis régalé. Les plans. Les commentaires. Le
studio Canal dans le stade Bernabeu avec Zidane et Thuram comme invités de fin
de rencontre. Que du bonheur ! Et puis, le lendemain, hier mercredi, le
cauchemar dès le réveil. Plus rien. Ou presque plus rien. Je suis contraint
d’avaler mon petit déjeuner en suivant le sermon religieux sur KTO. De quoi
blasphémer de bon matin. Nom d’une arnaque ! 15 mille dinars investis dans cette
maudite carte pour échapper à l’ENTV et elle n’a pas tenu un mois. Ecœurant !
Mais pas aussi écœurant que de devoir se retrouver de nouveau seul face à l’ENTV
et à sa meute de fennecs. Il faut donc que je réagisse très vite. J’expédie en
deux coups trois prières l’enterrement de ma carte blanche. Et je m’en vais
exhumer ma carte violette, celle de TPS : « Allo, aâmmi Omar ? Oui, c’est moi,
Hakim. C’est pour re-pointer ma parabole sur Hotbird.» Tout ! Je ferai tout pour
ne pas revoir Beyouna à la soirée des Fennecs conclure son speech par un
mémorable « ou rabbi ikhalilna Abdelaziz Bouteflika ! ». Je fume du thé et je
reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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