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«Nouveau code de la famille. Le forcing des islamistes contre les
amendements a … »
…capoté !
Tant qu’il s’agissait de peinturlurer les murs et
trottoirs de la capitale, ça allait encore ! C’était dans les cordes des
autorités. Quarante ans d’expérience dans la pratique intensive du
badigeonnage, ça aide ! Mais voilà, depuis quelques heures, a surgi un
véritable casse-tête : le roi du Maroc s’est, semble-til, mis dans la tête
de débarquer à Alger par la mer. «Zut alors !» se sont dits les gens de Net
Com et de l’Agence de l’assainissement. Comment faire pour nettoyer la mer,
la repeindre et y planter des palmiers à temps pour l’ouverture du sommet ?
Vous imaginez un peu le scandale si le bâteau royal se prenait la quille dans
les fûts de mercure qui sommeillent au fond de la rade algéroise depuis des
années ? Et si la fringante frégate de nos moins fringants frères et voisins
marocains réussit à éviter les fûts de mercure, arrivera-t-elle à passer
entre les épaves du Béchar et du Batna ? Quoique, pour ce deuxième navire,
bien malin celui qui pourrait me dire ce qu’il en est advenu. Un jour, une
équipe espagnole est venue. Elle l’a déséchoué. Des remorqueurs l’ont
remorqué (oui, je sais, ce n’est pas très original) vers le large et puis
rien ! Toujours à flot ? Coulé au fond de la mer et des bilans de la CNAN ?
Revendu à un plombier-ferrailleur de la banlieue madrilène ? Qu’importe !
Restons sur l’essentiel, l’arrivée de Mohamed VI à Alger par la voie
marine et royale. Imaginez un peu que le vent capricieux qui souffle en ce
moment sur la capitale se mette soudain en tête de devenir antimonarchique le
jour de l’arrivée du yacht de Son Altesse ? Disposons-nous d’un remorqueur
d’un tonnage assez puissant pour éviter au jeune roi d’échouer sur la
côte algéroise ? Et s’il échoue, ce que nous ne souhaitons pas quoi qu’en
pensent nos amis sahraouis, irons-nous une nouvelle fois demander l’aide des
experts espagnols en déséchouage ? Purée ! Et pourquoi il ne vient pas comme
tout le monde, le roi du Maroc, par avion ? Ou, à la limite, par la route. Car,
là, c’est déjà tout nettoyé ! Je fume du thé et je reste éveillé, le
cauchemar continue.
H. L.
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