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“Quel est le comble pour un zélé qui voudrait plaire à tout
prix au Président ? C’est d’avoir un fils et de l’appeler …”
…Louiza
Maintenant, nous savons. Nous connaissons exactement le prix de notre salut,
le tarif pour nous débarrasser de ces gens que l’on désigne depuis plus de 40
ans par le vocable confortablement anonyme de “nomenklatura”. Il nous faut vingt
Louiza Hanoune. Pas une ! Pas deux ! Pas trois ! Mais 20 ! Même pas 21 ! Non !
Juste 20 Louiza Hanoune pour en finir avec ceux qui nous empoisonnent la vie
depuis l’indépendance. 20 Louiza Hanoune pour effacer des tristes tablettes de
nos records de longévité des noms qui nous semblaient éternels, immortels
tellement ils revenaient à chaque remaniement ou changement de gouvernement.
Au-delà du fait que je trouve cela blessant pour les autres femmes qui font
quotidiennement de la politique, et qui la font bien mais qui ne trouvent pas,
par “miracle”, sur leur chemin de croix des caméras de l’ENTV, il nous faut,
maintenant que le prix de notre salut a été fixé par Abdekka, réfléchir aux
voies et moyens de réunir 20 Louiza Hanoune. Il est exclu de cloner l’originale.
D’abord parce que le débat sur le clonage n’est pas…clos et qu’il fait toujours
rage. Ensuite, parce que l’intéressée elle-même a tenu à préciser lors d’une
conférence de presse hier, qu’elle “était honorée mais… pas intéressée” par
l’offre du président de la République. Comment faire alors pour collationner 20
Louiza Hanoune sans courir le risque de se faire taxer de faussaires. Imaginez
que l’on nous sorte, tout comme pour les moudjahiddine ou pour les agriculteurs
l’argument que notre liste de “20 Louiza Hanoune” est bourrée de faux… pardon,
de fausses Louiza Hanoune ? Terrible casse-tête pour le sauvetage de la
République : notre salut ne saurait venir que de 20 Louiza Hanoune et nous n’en
possédons qu’une, laquelle refuse de se laisser entraîner dans cette aventure.
Et en même temps quel formidable challenge. D’ici au 8 mars de l’année
prochaine, nous aurons enfin un moyen infaillible d’évaluer l’état d’avancement
du plan de relance du Président. Si en mars 2006, nous nous dégotons deux ou
trois autres Louiza Hanoune certifiées conformes à l’originale, peut-être que
d’ici le 8 mars 2009, nous arriverons enfin à réunir les 20. Sinon, c’est qu’il
faudra un troisième mandat, une “oûhda thalitha !”. En attendant, fumez du thé
et restez éveillés, le cauchemar continue.
H. L.
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