Lundi 14 Mars 2005
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L-O-G-I-Q-U-E-M-E-N-T !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Ouyahia: «Grâce au travail accompli, l’Algérie est
devenue une maison de verre. Et nous continuerons de
briser les derniers tabous.» Ne brise rien, malheureux,
surtout pas dans une maison de verre.

7 ans de malheurs

Si l’on admet, à la suite du chef du gouvernement, l’existence d’indus élus dans des communes d’Algérie, il faut aller jusqu’à «l’extrême bout» de cet aveu. Qui dit indus élus dit fraude. Eh oui ! On ne peut pas avoir été indûment élu dans un scrutin propre et honnête. Et j’ai en mémoire qu’une commission de surveillance de cette élection, tout ce qu’il y a de nationale et de sérieuse, avait clairement annoncé que tout s’était très bien passé, qu’aucune anomalie n’avait été relevée. Cette commission a apposé son paraphe, son sceau sacré sur un document officiel attestant de l’excellence de ces législatives et locales. Comment, alors, venir aujourd’hui affirmer qu’il y a des indus élus en Kabylie sans s’interroger sur cette commission de surveillance et sur sa crédibilité ? Poursuivons ! Pour que des indus élus aient pu être installés et siéger dans des Assemblées, il aura fallu l’aval, non seulement de la commission citée plus haut, mais aussi des dirigeants de ce pays, ceux qui ont mandaté la commission. Donc, logiquement, nous avons affaire à des «indus gouvernants». A ce niveau là de la réflexion, je me permets de vous faire une nouvelle fois remarquer que je ne m’écarte pas du raisonnement logique que je me suis vigoureusement tracé dès les premières lignes de la chronique. Poursuivons alors et concluons par une question froide, insensible, non orientée ni politiquement ni idéologiquement et aussi neutre qu’un contingent de l’armée suisse en opération dans le canton de Berne : qu’y a-t-il de plus urgent aujourd’hui ? Révoquer les indus élus de certaines communes du pays ou plutôt les indus gouvernants qui nous ont juré, une main sur le cœur et l’autre sur le Coran, que le processus électoral de l’époque ne souffrait d’aucune tare, encore moins de fraude ? A vous de voir ! Pour ma part, plus que jamais arc-bouté à mon souci de ne vous faire pencher vers aucune des deux options, je me contente de fumer du thé et de rester éveillé, le cauchemar continue.

H. L.

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