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Ouyahia: «Grâce au travail accompli, l’Algérie est
devenue une maison de verre. Et nous continuerons de
briser les derniers tabous.» Ne brise rien, malheureux,
surtout pas dans une maison de verre.
7 ans de malheurs
Si l’on admet, à la suite du chef du gouvernement, l’existence d’indus élus
dans des communes d’Algérie, il faut aller jusqu’à «l’extrême bout» de cet aveu.
Qui dit indus élus dit fraude. Eh oui ! On ne peut pas avoir été indûment élu
dans un scrutin propre et honnête. Et j’ai en mémoire qu’une commission de
surveillance de cette élection, tout ce qu’il y a de nationale et de sérieuse,
avait clairement annoncé que tout s’était très bien passé, qu’aucune anomalie
n’avait été relevée. Cette commission a apposé son paraphe, son sceau sacré sur
un document officiel attestant de l’excellence de ces législatives et locales.
Comment, alors, venir aujourd’hui affirmer qu’il y a des indus élus en Kabylie
sans s’interroger sur cette commission de surveillance et sur sa crédibilité ?
Poursuivons ! Pour que des indus élus aient pu être installés et siéger dans des
Assemblées, il aura fallu l’aval, non seulement de la commission citée plus
haut, mais aussi des dirigeants de ce pays, ceux qui ont mandaté la commission.
Donc, logiquement, nous avons affaire à des «indus gouvernants». A ce niveau là
de la réflexion, je me permets de vous faire une nouvelle fois remarquer que je
ne m’écarte pas du raisonnement logique que je me suis vigoureusement tracé dès
les premières lignes de la chronique. Poursuivons alors et concluons par une
question froide, insensible, non orientée ni politiquement ni idéologiquement et
aussi neutre qu’un contingent de l’armée suisse en opération dans le canton de
Berne : qu’y a-t-il de plus urgent aujourd’hui ? Révoquer les indus élus de
certaines communes du pays ou plutôt les indus gouvernants qui nous ont juré,
une main sur le cœur et l’autre sur le Coran, que le processus électoral de
l’époque ne souffrait d’aucune tare, encore moins de fraude ? A vous de voir !
Pour ma part, plus que jamais arc-bouté à mon souci de ne vous faire pencher
vers aucune des deux options, je me contente de fumer du thé et de rester
éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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