Dimanche 10 Avril 2005
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HISTOIRE DE FOUS !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

“Mariage de Charles et Camilla. Les parents dont les enfants ont vu la cérémonie à la télévision sont informés qu’une cellule d’aide psychologique a été mise en place.”

Diana ya Diana !

Le système bancaire et les banquiers algériens ne sont pas à la hauteur ? Il faut les changer. Personne en l’état actuel de la «démocratie algérienne» ne s’opposera au fait que Abdekka mette fin aux fonctions de tous les P-DG et personnels des banques. Les cadres de la nation ne font plus l’affaire et sont un ramassis de bras cassés ? Il faut les changer. Personne en l’état actuel des libertés ne pourra dire non à Boutef’ s’il décide d’un limogeage collectif. Une certaine presse fait obstacle à la réconciliation entre Algériens, entre bourreaux et victimes ? Il faut la fermer. Personne en l’état actuel de traumatisme ne pourra vraiment dresser et hérisser sa plume pour dire non au «bouclage» des journaux non exemplaires. Le peuple n’est qu’un tas de fainéants juste capable de médire, et absent dès qu’il s’agit de travailler ? Il faut le changer ! Personne en l’état actu….Tout de même ! Autant pour les banques, pour les cadres et les journalistes, j’étais sur le point de croire qu’il suffisait au chef de l’Etat de les supprimer pour régler le problème une bonne fois pour toutes, autant je ne vois pas trop comment il s’y prendrait pour changer tout un peuple qui semble aujourd’hui l’irriter de la même manière qu’il l’horripilait en 1999. D’abord, supprimer, effacer le peuple, ça poserait des problèmes techniques. Imaginons que le président décide d’avancer la date du référendum sur l’amnistie générale. Le jour «j», celui du scrutin, tout serait prêt, les écoles retenues pour l’opération de vote, les policiers désignés pour sécuriser les lieux, les urnes et les bulletins disposés bien en évidence sur les tables. Mais pas de votants, car plus de peuple. Mince alors ! S’il n’y a plus de peuple, il n’y a pas plus de votants, donc pas de résultats au référendum. Comment dès lors annoncer le lendemain, vendredi à 12h un raz-de-marée électoral et une adhésion sans pareille à l’amnistie générale ? Et puis le fin du fin : à qui annoncer des résultats, même gonflés ? Au peuple ? Mais il l’a supprimé ! Mais alors, s’il a réussi à supprimer le peuple, à qui je vais conseiller de fumer du thé pour rester éveillé ? H. L.

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