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Ades milliers de kilomètres de distance, deux évènements ont captivé mon
attention la semaine dernière. Le premier a eu pour cadre Baghdad. Bien
qu'assourdie par le fracas des bombes et les cris des agonisants, la
nouvelle a fait son vacarme. Pour la première fois de son histoire, l'Irak
est présidé par un Kurde. Jalal Talabani ne doit pas son élection comme
président de la République à la majorité chiite. Il en est encore moins
redevable à la minorité sunnite, jadis dominante. Si un Kurde, hier cible
des machines à gazer de Saddam, est aujourd'hui porté à la magistrature
suprême en Irak, c'est grâce aux Américains.
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