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“Jeux islamiques. L’Iran toujours en tête aux
épreuves...”
...d’escrime
L’ambiance est tendue au Palais. Limite électrique. C’est que le dernier
sondage IPSAUCE donne le NON gagnant au référendum sur l’amnistie générale. 53%
de NON contre 47% de OUI. Il est vrai que le scrutin n’est pas pour demain, ni
pour après-demain vu que le président de la République n’a pas encore fixé de
date, mais tout de même, la panique gagne l’état- major... civil au pouvoir.
Comment en est-on arrivé là, alors que le OUI était donné largement gagnant il y
a quelques semaines encore ? Il y a bien sûr une explication évidente, le retour
de Hachemi Chérif au pays pour quelques jours. Le vieux lion, même affaibli par
la maladie, a pesé sur le débat. Au Palais, même si on l’a toujours cordialement
détesté, on n’en reconnaît pas moins que l'homme a de la consistance, du Buffet.
Mais le come-back de Si El Hachemi n’explique pas tout. Les instituts de sondage
sont formels, l’avancée du NON — ou le recul du OUI, si vous préférez — a
commencé plus tôt. Déjà, lorsque la Louisa s’était montrée plutôt tiède devant
les avances du maître du Palais le 8 mars, journée de la femme. Le locataire
d’El Mouradia — expression somme toute ridicule pour quelqu’un qui n’a jamais
payé de loyer — a eu beau encenser, flatter, cajoler et faire du gringue à la
pasionaria, rien! Dès le lendemain, la Louisa, l’œil plus rebelle que jamais, a
repoussé d’un revers de main les œillades discursives du maître mâle. Il y a eu
également cette sale guéguerre entre le FLN et le RND, entre les hommes du
Président et les hommes du ... Président. A mettre aussi à l’actif de l’avancée
du NON la gestion chaotique du dossier kabyle. Dans un tamazight châtié, Ouyahia
promettait monts et merveilles aux arouch. Et dans un tlémcénien encore plus
fouillé, le maître du Palais reniait les promesses de son chef du gouvernement.
Bref, tout cela a fortement contribué à rendre incertaine l’issue d’un
référendum conçu au départ comme une simple formalité. Et au Palais, l’ambiance
est aujourd’hui tendue. Limite électrique. Que faire pour renverser la tendance
? Certains conseillers ont conseillé — évidemment — au Président de suivre
l’exemple de Chirac en entrant en force dans la campagne pour le OUI. Notamment
à la télévision, en répondant aux questions des animateurs des émissions
politiques phare “Akher Kalima” et “Mala’âb el Aâlam”. Le maître du Palais a
regardé ses conseillers un long moment puis a lâché : “Pas question ! Nous
ferons comme d’habitude. Nous ferons comme pour tous les autres scrutins”. Cette
sentence a aussitôt détendu l’ambiance. La tension électrique a baissé de
plusieurs kilowatts et tous ont voluptueusement fumé du thé pour rester éveillés
notre cauchemar à nous continuait.
H. L.
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