C’est aujourd’hui que sera donné le coup d’envoi de l’opération de destruction des mines antipersonnel. L’impact choisi pour réaliser cette opération est situé dans une zone militaire au sud-ouest de Hassi Bahbah et s’étend sur plusieurs hectares. Entièrement sécurisé et sans danger pour les riverains quelles que soient les manœuvres militaires à effectuer, le polygone central a déjà connu pareilles manœuvres et d’autres plus complexes. Cette opération, la quatrième du genre depuis l’inauguration de la mise en œuvre des accords d’Ottawa, qui, rappelons-le, ont eu lieu au mois de novembre 2004 coïncidant avec le cinquantième anniversaire du déclenchement de la Révolution algérienne et rehaussée par la présence du président de la République, durera deux jours, les 18 et 19 avril, et s’achèvera en apothéose en 2006 par une cérémonie de clôture qu’on a déjà appelée la finale. A ce jour, la quantité de mines ayant été détruites se chiffre à plusieurs centaines de milliers d’engins explosifs, c’est dire la ferme intention de l’Algérie qui figure parmi les pays avant-gardistes en matière de sécurité pour les personnes, de souscrire effectivement aux accords internationaux qui prévoient de préserver la vie des personnes. Evidemment, il ne sera épargné qu’une quantité devant servir à la formation d’artificiers et au déminage. Il est prévu aujourd’hui de détruire approximativement 300 000 mines. Pour ce faire, le périmètre en question jouit de 24 fours de destruction, une dizaine de plateformes d’écrasement et autant de fosses d’incinération. C’est, selon la nature solide du corps de revêtement de l’engin à détruire, métal, plastic, bois et les différents accessoires qui le compose que sera déterminé le moyen de destruction. A cette cérémonie, assisteront, outre les autorités militaires de la région, la commission nationale en charge de ce dossier et des observateurs étrangers. AEK. Zighem
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