Les sinistrés du séisme du 21 mai et habitants de la cité Ibn Khaldoun ont lancé un véritable SOS aux pouvoirs publics. Presque deux années après leur installation dans des chalets, ils désespèrent de retourner dans leurs maisons classées par les experts orange 4, donc présentant un réel danger pour leurs occupants. Dans une lettre ouverte adressée aux autorités, ils soulèvent le problème de la réhabilitation de leurs logements mais surtout le paradoxe entre l’énorme budget alloué et la qualité des travaux effectués par les entreprises sélectionnées. Dans le document, les sinistrés expliquent que l’état du réseau du gaz est désastreux, que «les routes sont défoncées, que les caves ne forment plus qu’un immense hangar sombre et humide et que les cages d’escalier ont été bricolées». Pire encore, ils relatent que «dans beaucoup d’appartements, il y a un court-circuit dès la mise sous tension électrique » avant d’ajouter que «toute l’aide de l’Etat a été absorbée par le confortement qui, finalement, se caractérise par des murs non droits, une dimension des superficies, la destruction des carrelages et la qualité inqualifiable des travaux réalisés par un personnel non qualifié à l’image de la majorité des entrepreneurs». Ce que ces sinistrés déplorent aujourd’hui, c’est qu’ils se trouvent ballottés entre l’OPGI et le CTC. Ils réclament en outre une véritable prise en charge de leurs problèmes qui perdurent depuis la nuit du sinistre. N. I.
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