Tizi-Ouzou aura l’honneur, dans deux mois, de voir s’ouvrir la première pépinière d’entreprises créées suite aux directives émises par le président de la République dans le cadre des mesures prises pour la résorption du chômage, a annoncé, il y a une semaine, le premier responsable de l’Ansej. Une initiative plutôt bien assumée par les pouvoirs publics à Tizi-Ouzou. Mais à quel prix ? Indubitablement, une nouvelle qui a mis du baume au cœur de milliers de chômeurs ayant longtemps désespéré avant de voir enfin s’ouvrir les portes d’administrations connues, le moins que l’on puisse dire, pour leur lenteur, pour ne pas dire inertie. Un projet, 100 locaux par commune, qui a induit la mise en branle par les pouvoirs publics d’une logistique aussi imposante qu’efficace grâce notamment à des enveloppes financières très conséquentes. L’avis d’appel d’offres restreint lancé par la Direction de l’emploi de la wilaya de Tizi-Ouzou, après le tri habituel des soumissions, a été suivi par la sélection de plusieurs entreprises auxquelles ont été confiés des marchés pour des réalisations réparties à travers de nombreuses localités de la wilaya. Selon treize des entrepreneurs retenus, “une convention accompagnée d’un ordre de service est alors notifiée à chaque entreprise concernée”. Des réalisations sur lesquelles le maître d’ouvrage, c'est-à-dire la Direction de l’emploi, insistait pour qu’elles soient concrétisées dans les délais les plus courts possibles. C’est ainsi qu’une fois les travaux lancés, les entrepreneurs, confient-ils, ont fait face à des pressions de la part des responsables concernés pour l’achèvement des projets dans les délais les plus courts possibles. Ces mêmes responsables n’ont pas manqué de donner des assurances à leurs partenaires, n’omettant surtout pas de mettre l’accent sur la disponibilité des crédits et garantir que chaque intervenant sera payé dès l’achèvement des travaux pour lesquels il a été retenu. Les entrepreneurs font état d’un chiffre de 28 milliards de centimes, annoncé par le représentant de la Direction de l’emploi lors d’une réunion de travail tenue le 29 mai de l’année dernière au siège de la daïra d’Azazga. Aujourd’hui, affirment les treize entrepreneurs, ces travaux ont été totalement achevés et réceptionnés il y a de cela dix mois. Les situations ayant été dûment contrôlées et visées par les services techniques auprès de la Direction de l’emploi, doit-on le rappeler. “Depuis, maintes réclamations ont été formulées, mais les services concernés ne font que gagner du temps et se renvoient la balle”, ajoutent ces entrepreneurs. La Direction de l’emploi, pour sa part, a procédé au transfert des dossiers vers l’OPGI de Tizi-Ouzou, et ce, suite à une instruction spontanée du wali lors d’une visite effectuée à Larbaâ-Nath- Irathen, toujours selon les treize entrepreneurs. Depuis, la situation n’a guère évolué et reste bloquée pour ces entrepreneurs qui n’arrivent pas à trouver d’interlocuteur officiel à qui s’adresser. Le problème, confient-ils, a été soulevé lors d’une visite effectuée par le ministre de la Solidarité dans la wilaya de Tizi-Ouzou où il a eu à visiter certains chantiers, notamment ceux de Yakouren. Il n’avait pas manqué à cette occasion de promettre qu’il allait intercéder en faveur de ces entrepreneurs pour le règlement des situations impayées. Depuis, rien n’est venu éclairer la lanterne de ce groupe d’entrepreneurs. Azedine Maktour
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