Eboueur contractuel à l’APC de Tizi-Ouzou, M. Moulaoui Saïd vit un véritable drame social. Père de sept enfants, il entame le quatrième mois sans salaire, l’APC serait dans l’impossibilité de payer les contractuels ni même leur accorder des avances sur salaire en attendant la mise en place du budget 2005. Il vit, comme beaucoup de ses collègues, de crédits que lui consent son commerçant habituel qui, de son côté, et on le comprend aisément, se fixe un seuil de 4 500 DA, au-delà duquel il cesse toute fourniture. C’est le cas depuis déjà deux semaines et il a toutes les peines du monde à nourrir sa famille. Conséquence : trois de ses enfants scolarisés (deux au primaire et un au moyen) ont interrompu, la mort dans l’âme, leur scolarité. On lui a coupé l’eau faute de paiement qu’il ne peut effectuer avant de percevoir son salaire et on menace aussi de lui couper l’électricité. L’adage qui dit qu’un malheur ne vient jamais seul se vérifie dans ce cas : il fait partie des sinistrés du séisme de mai 2003 avant d’être recasé dans les 140 logements de la cité EPLF de Tamda. Sa situation dramatique l’oblige à faire appel aux âmes charitables pour l’aider à surmonter la très dure épreuve qu’il traverse actuellement. B. T.
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