Actualités : REFORME HOSPITALIÈRE
Les paramédicaux exigent d’être impliqués


Regroupé au sein du Syndicat algérien des paramédicaux, le corps paramédical exige d’être consulté dans le cadre de la réforme hospitalière. Au centre de ses préoccupations, le statut de la profession et le rôle qu’elle sera appelée à jouer lorsque les changements contenus dans la loi sanitaire seront entérinés par les deux chambres du Parlement.
Une revendication soulevée hier par le secrétaire général du syndicat qui a tenu à expliquer que ce qui était demandé à la tutelle, c’est de clarifier les responsabilités des paramédicaux. «Il est impératif de définir nos tâches car, aujourd’hui, les responsabilités sont diluées» dira-t-il avant d’ajouter que si le dialogue n’était pas ouvert avec le ministère de la Santé, le corps des paramédicaux serait contraint de ne pas suivre la réforme. Au premier rang des préoccupations de la formation syndicale, la revalorisation de la profession afin de mettre un terme à la démobilisation des employés des hôpitaux qui font face à des difficultés de plus en plus ingérables. Le manque d’effectif, ajouté à l’absence de considération, a fini par avoir raison des motivations des paramédicaux. Il faut savoir que le corps compte aujourd’hui environ 100 000 travailleurs pour une population de 35 millions de personnes. Ce qui fait une moyenne d’un paramédical pour 25 malades. Pire encore, dans certains blocs de réanimation, seul un infirmier assure la garde lorsqu’il n’est pas appelé à se substituer au médecin. C’est pour revaloriser le métier que se bat le syndicat, une lutte qui ne se fait pas sans entraves. Au niveau de certains hôpitaux, les directeurs refusent toujours l’installation des bureaux du syndicat autonome et des représentants ont même fait l’objet d’intimidations.
N. I.



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2005/04/18/article.php?sid=21935&cid=2