
Monde : ATTENTAT DU CAIRE Trois nouvelles arrestations
Les autorités égyptiennes ont arrêté trois nouveaux suspects dans l'attentat meurtrier du bazar du Caire — portant à neuf le nombre de personnes arrêtées dans cette affaire — et un quatrième complice présumé est en fuite, a annoncé dimanche le ministère égyptien de l'Intérieur. "Les services de sécurité égyptiens ont découvert des liens entre l'auteur de l'attentat et un groupe de quatre personnes, qui ont participé à l'entraînement et au recrutement de l'auteur et à la fabrication de l'engin explosif", indique le ministère dans un communiqué parvenu à l'AFP. Akram Fawzi (35 ans), Reda Ahmed (19 ans) et Tarek Ali (34 ans) ont été arrêtés au cours des derniers jours dans les gouvernorats du Caire et de Qualiyoubeya (nord du Caire) et un quatrième complice présumé, Achraf Saïd Youssef (27 ans) est en fuite, ajoute le ministère sans préciser la date exacte des arrestations. L'attentat, perpétré le 7 avril à Khan Khalili, dans le quartier islamique du Caire, avait fait quatre morts dont deux Français, un Américain et le poseur de la bombe. Akram Fawzi est présenté comme "le cerveau qui a planifié et financé l'attentat et fourni à ses complices des disques laser (CD) sur les moyens de fabriquer des engins explosifs", selon le ministère. Le suspect en fuite, Achraf Youssef, est accusé d'avoir "recruté des jeunes et convaincu Hassan Raafat Ahmad Bachandi de perpétrer l'attaque", poursuit-il. "Achraf Youssef a fait croire à Bachandi que l'engin n'exploserait que cinq minutes après son activation, tout en sachant parfaitement que la bombe détonnerait immédiatement", selon le ministère. Hassan Raafat Ahmad Bachandi, un élève-ingénieur âgé de 18 ans, a été déchiqueté par la bombe artisanale, composée de 3 kilos de TNT et de clous, qu'il tentait de placer dans une rue passante du Vieux Caire. "Reda Ahmed devait conduire l'attaque, mais il a dû subir une opération cardiaque qui l'a empêché de perpétrer l'attentat", explique le ministère. "Il a alors présenté au groupe son voisin Bachandi, qui a été chargé de poser la bombe", poursuit-il dans son communiqué. Le quatrième complice, Tarek Ali, possède un atelier de réparation d'ordinateurs dans un quartier populaire du nord du Caire, Choubra el-Kheima. Il est accusé d'avoir mis au point l'engin explosif avant de le confier à Youssef (en fuite), indique le ministère. La police a fouillé une menuiserie dans le quartier d'Al-Marg (sud de la capitale) où l'engin a été fabriqué et a découvert dans l'atelier des produits explosifs, selon le ministère. Le groupe aurait "adopté des opinions extrémistes" et "jihadistes" (prônant la guerre sainte) mais sans appartenir à un groupe islamique connu, selon le ministère.
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