Régions Centre : MAATKAS/LOGEMENTS SOCIAUX
Tergiversations et retards dans l’exécution des programmes


Des logements prêts à l’habitation depuis l’année 2000, non encore distribués ; d’autres faisant partie du programme de la même année ne voient toujours pas le jour ; des enveloppes d’aide à l’auto-construction du programme de l’année 1999 en attente de répartition depuis cinq ans, tel est le constat des retards accusés dans la concrétisation des programmes de logements sociaux à Maâtkas.
En effet, les 30 logements sociaux faisant partie du programme de l’année 1999, construits pourtant en un temps record, et prêts à l’habitation fin 2000, ne sont toujours pas distribués. Les responsables locaux ont évité d’y toucher, craignant sans doute la protesta populaire, surtout que la période de leur répartition a coïncidé avec l'avènement des évènements de Kabylie de 2001, et toutes les conséquences que l’on sait. La décision de les dessaisir de ce dossier l’an dernier est une première délivrance. Reste à voir si l’institution exécutive parviendra à désamorcer cette bombe à retardement sans causer de dégâts. Car l’offre est de loin en deçà de la demande qui compte un millier de postulants. Par ailleurs, le feuilleton des dix logements du programme de l’année 2000 n’a connu son épilogue que récemment. Les tergiversations de l’APC, en effet, durant quatre ans, à trouver un abri pour les familles résidant sur le terrain retenu pour l’édification de ce projet, ont failli coûter sa délocalisation au profit d’une autre localité par la Direction de logement et des équipements publics (DLEP). Ce n’est qu’au début de cette année que cette situation a connu un dénouement. Toutefois, les travaux de construction ne sont toujours pas lancés. C’est du pareil au même pour l’aide à l’auto-construction. 28 enveloppes d’aide du même programme (2000) n’ont été réparties que vers la fin de l’année dernière. A cause de ces retards et la non-consommation de ses programmes dus, selon les justificatifs maintes fois évoqués, à l’absence de terrains relevant du patrimoine communal, la localité fut privée durant ce temps considérable, d’autres programmes de logements sociaux.
B. S.

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