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Actualités : BELAID ABRIKA AU CIP
“Les arouch pourront participer aux élections partielles”


Abrika, porte-parole du mouvement des arouch, a été hier l’invité du forum d’El-Bilad tenu au Centre international de presse. Une tribune qui lui a permis de revenir sur plusieurs sujets d’actualité ou pas : amnistie générale, officialisation de la langue amazighe, révocation des indus élus, HCA, presse et… même la JSK
Meriem Ouyahia - Alger (Le Soir) - L’unique nouveauté du discours de Abrika est qu’il n’écarte pas la participation des arouch aux élections partielles. Répondant à une question relative à ce sujet, l’invité du forum d’ El-Bilad dira : “Le mouvement a instauré une méthode de travail pour évaluer la situation au moment opportun.” Et d’ajouter : “Il n’écarte pas la participation des arouch mais au préalable il y aura la consultation des citoyens de la région.” Quant à la révocation des “indus” élus, il dira : “Elle ne relève plus de nos prérogatives, c’est l’engagement de l’Etat et la révocation est imminente.” Interrogé sur la position du P T et du FFS qui ont refusé de retirer leurs élus, le porte-parole des arouch soutiendra : “Le PT n’est pas concerné puisqu’il n’a d’indus élus que dans le Parlement . Pour le FFS, je me demande s’il a un bilan positif. Et de quoi a-t-il peur ?” Il complétera pour étayer ses propos : “Une élection ne sera que plus légitimante. D’ailleurs de nombreuses missions ont été enlevées aux “indus” élus concernant , entre autres, le logement et le foncier. Il est grand temps de revenir à la légitimité populaire et d’arrêter les passe-droits. Nous appelons nos concitoyens de la région à s’adresser à la justice pour dénoncer les dépassements.” Par ailleurs, pour Abrika, la question du référendum sur la question amazighe n’a plus lieu d’être citée. “Le mouvement citoyen a une position claire en ce qui concerne l’officialisation de la langue amazighe qui doit passer sans référendum. Celuici est écarté de fait, nous ne discuterons que des modalités du comment et pourquoi“, a-t-il déclaré. Et d’ajouter : “Ce référendum, s’il a lieu, il sera porteur de germes qui vont disloquer la nation algérienne. Nous militons pour une Algérie unie et la langue amazighe est une langue nationale et maternelle.” Pour ce qui est de l’accord pour la création du haut conseil chargé de la réhabilitation et de la promotion de langue amazighe, un avant-projet de loi est en préparation. “Selon les prérogatives dont il jouira, il sera décidé du sort du Haut Commissariat à l’amazighité (HCA) car ce conseil pourrait se substituer au HCA.” Concernant le plan d’urgence socioéconomique pour la région, il a annoncé que des commissions ont été installées. “Ce plan comprend 17 points dont, entre autres, le tourisme, l’artisanat, le développement durable et les finances. On s’est mis d’accord sur ce que le mouvement citoyen matérialise, à travers des structures, les projets. Nos structures vont identifier les projets selon les besoins de la région que nous résumerons dans un document qui sera remis au gouvernement. Et c’est à l’Etat d’appliquer ce plan. Il rappellera que “le mouvement citoyen a demandé des comptes pour les 22 milliards de dinars octroyés aux wilayas en 2002 dans le cadre du programme de rattrapage.” Interrogé sur un projet du mouvement citoyen sur le conseil supérieur de l’information, il soutiendra qu’”il s’agit de revoir sa composante et sa mission. Cette institution doit arriver à prendre en charge la fonction de journaliste et permettre à la presse d’exister et d’informer. La participation des journalistes dans ce cadre est indispensable pour sortir de tout monopole et lobbying des pouvoirs publics et des partis politiques. Nous militons aussi pour la dépénalisation du délit de presse”. Enfin, concernant l’amnistie générale et la concorde civile, Abrika dira : “le mouvement citoyen est clair. Nous avons des principes. Il est contre l’impunité et ne peut se prononcer sur un projet qui n’existe pas encore.”
M. O.

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