Lundi 20 Juin 2005
Accueil | Edition du jour | Archives
Rechercher:   Recherche avancée
Actualités
Périscoop
Régions Centre
Régions Est
Régions Ouest
Sports
Femme magazine
Pousse avec eux
Edition du jour
 
Corruptions
Le Soir Mobile
 
 
Nos archives en HTML
Nos archives en PDF
 

LAYSSOU MINNA WA LASSNA MINHOUM !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

“Ouyahia. Même les Marocains…”

…n’en veulent pas!

Il est exagéré de dire que la situation du pays est bloquée. Soyons plus en phase avec les subtilités que nous offre la langue française et évoquons plutôt certaines difficultés qui gênent imperceptiblement le décollage du pays. Bien sûr, les amateurs de raccourcis et les attiseurs de feu s’attacheront à souligner au rouge à lèvres hyper gras les vives tensions régnant selon eux au sein de l’Alliance. Disons-le tout net : c’est de la mauvaise foi et de la médisance. Au sein de la Sainte Alliance, il règne une ambiance de «oukhouwa», de dialogue et de sérénité. Y a-t-il meilleure preuve de cela que cet amour pour Ouyahia et pour Aboudjerra Soltani que charrient les yeux énamourés de Belkhadem ? C’est la même chose pour la Cnag, la Commission nationale pour l’amnistie générale. Si elle a gelé ses travaux et si Ben Bella l’a dénoncée comme un véritable panier à crabes aux pinces acérées, c’est pour mieux repartir, pour rebondir de plus belle. Dans ces critiques en apparence virulentes, il ne faut voir en fait que la réprimande d’un père, H’mimed, à ses enfants, des enfants peut-être quelque peu gourmands. J’ai aussi entendu les mêmes personnes malintentionnées expliquer le blocage du pays par la vacance de la présidence du Conseil constitutionnel. Je trouve l’argument fâcheusement fallacieux ! Car un pays qui a cette chance inouïe d’avoir un président aussi sage que le nôtre, doté de capacités d’arbitrage hors normes n’a pas besoin de nommer un président à la tête d’un Conseil constitutionnel. A la réflexion, ce pays-là n’a même pas besoin de conseil tout court ! Même chose pour les personnes qui se plaignent ou font mine de se plaindre du fait que les postes de ministre de la Communication et de ministre de la Communauté nationale à l’étranger n’aient pas été pourvus. Allez comprendre ces journalistes ! Lorsque nous leur nommions un ministre, ils n’étaient pas contents. Et là, parce que nous n’en avons pas nommé, ils ne sont pas plus contents. Pour ce qui est de notre communauté à l’étranger, laissons-la tranquille, elle se débrouille très bien sans nous. Z’avez qu’à demander à Assia Djebar. Non, moi je vous le dis tout net : ceux qui veulent nous expliquer que le pays est bloqué parce que les membres de l’Alliance ne rêvent que de s’assassiner mutuellement, que l’organe qui doit veiller sur notre Constitution est sans tête, que notre Premier ministre a géré sa très sensible visite au Maroc comme un manche à balai ou encore ceux qui crient au malaise profond parce que deux portefeuilles n’ont pas été attribués dans un gouvernement de l’urgence remanié depuis plusieurs semaines déjà, tous ceux-là, nous les renions ! Layssou minna ! Wa lassna minhoum ! Et nous ne pouvons que leur conseiller, dans notre immense mansuétude, de fumer du thé pour rester éveillés, leur cauchemar continue.

H. L.

Nombre de lecture : 3456

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site