Ayant épuisé toutes les voies légales au niveau local en organisant plusieurs sit-in de protestation devant l’inspection régionale de Lakhdaria dans l’espoir de régler leur problème, les 138 agents de sécurité du barrage Koudiate Asserdoune qui ont été récemment suspendus de leur poste de travail après qu’ils eurent refusé de signer des contrats à durée limitée que l’employeur, l’Agence nationale des barrages (ANB), leur a proposé au mois de juin dernier, en considérant ce contrat comme à sens unique avec uniquement des devoirs mais aucun droit ; ces agents ont décidé au courant de la semaine dernière d’organiser un sit-in devant le ministère du Travail pour voir le responsable de l’inspection générale du Travail, “seul à même de régler ces cas de figure leur avait-on dit à Lakhdaria”. Malheureusement le jour du sit-in, le directeur central de l’inspection générale qui avait reçu une délégation représentant ces agents n’a pas répondu à la question épineuse, à savoir leur devenir au niveau de la société employeuse qu’est l’ANB. Ce d’autant plus que cette agence, sitôt après le refus de ces agents de signer les contrats, avait procédé au recrutement de nouveaux agents de sécurité. Ainsi, le directeur central renvoiera la délégation et tous les agents, 138 au total, à Bouira où ils devront, selon lui, porter l’affaire devant la justice pour avoir leurs droits qu’il reconnaissait comme légitimes. Cependant, les agents, conscients des lenteurs de la justice, ont décidé, pour activer la procédure et avoir dans les plus brefs délais une réponse quant au sort qui leur est réservé au sein de l’ANB, d’organiser ce dimanche un sit-un devant la cour de Bouira. Selon les représentants de ces agents qui se sont déplacés mardi dernier à notre bureau, cette action a été décidée tout en étant convaincus que rien ne sera réglé à l’échelle locale, mais celle-ci sera l’ultime étape avant de tenter de voir le chef du gouvernement. D’ailleurs, lors de leur entrevue avec le directeur central de l’inspection du travail, il leur a été clairement signifié que leur cas est complexe car dépendant de deux ministères, celui des Ressources en eau qui est leur employeur et celui de la Défense qui leur a octroyé les armes, leur outil de travail. “C’est à partir de cet instant que nous avons compris que notre problème ne pourra être réglé que par ceux qui commandent ces départements, à savoir le chef du gouvernement ou le président de la République. Et nous nous y attellerons” pour qu’une rencontre avec le chef du gouvernement ait lieu le plus tôt possible”, conclura un de ces représentants. Y. Y.
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