La population saïdie, notamment ses automobilistes, a accueilli avec indifférence ces jours-ci l’inauguration “plutôt tardive” d’une trémie dans le chef-lieu de la wilaya, avons-nous appris de diverses sources. En effet, cette infrastructure de base, située à l’entrée nord de la ville de Saïda sur la RN6 a été livrée après deux années de travaux, au lieu des 12 mois initialement prévus, étant donné que l’inscription de ce projet, controverse a été décidée au mois de juillet 2003, date également du lancement du l’opération. Pis encore, les travaux confiés à une entreprise étatique, l’Entreprise nationale des grands ouvrages d’art (ENGOA), réputée pourtant pour son système de certification, ont nécessité une réévaluation du coût initialement prévu pour ce projet, soit 130 000 000,00 DA. “Il était prévisible qu’à la suite de ce massacre à la tronçonneuse qui a duré plus de deux années, nous allions disposer finalement d’une trémie découverte dans sa majeure partie”, nous confient unanimement les automobilistes. En fait, cette trémie d’une longueur de 250 mètres n’est couverte que de 50 mètres. “Cet ouvrage qu’on prétend réaliser en raison de l’important trafic routier, soit 7 000 véhicules/jour est une véritable calamité pour nous, les piétons”, déclarent les citoyens saïdis, surtout les habitants des cités El-Nasr, Boukhours sans oublier les étudiants. D’autres piétons qui verront des jours pas très heureux, après la réalisation de cette trémie sont plus catégoriques puisqu’ils nous ont confié que d’autres points noirs comme celui du quartier La Gare auraient dû bénéficier d’une trémie réalisée dans les délais à moindre coût. Abdelkader Ouedjedi
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