En été la Ville nouvelle devient un endroit difficile d’accès tant par le nombre de ses commerçants que par celui de ses clients, qui double avec l’arrivée des émigrés. Les marchands ambulants qui exposent leur marchandise à même le sol s’y installent au gré des autorités qui les «tolèrent» pour les pourchasser le temps d’une patrouille expéditive qui dure en moyenne une dizaine de minutes, ce qui sème la pagaille dans le marché. Amel B.- Oran (Le Soir) - Au début de l’activité commerciale tout semble serein, même si la ville nouvelle accueille plus qu’il n’en faut de magasins et de marchands ambulants, sans parler du nombre impressionnant de clients qui se frayent vraiment difficilement un chemin, favorisant ainsi un terrain propice aux voleurs qui trouvent leur plaisir au milieu de la foule. Soudain une marée de jeunes saisissant à la hâte leurs marchandises sur le dos et se mettent à courir dans tous les sens. Ceux qui ne savent pas – parmi les clients – ce qui se passe, paniquent et se demandent ce qui se passe puisque eux-mêmes sont à leur tour bousculés parfois violemment et mis sur le côté. A la vue de la patrouille de police, ils comprennent vite qu’il s’agit de faire «déguerpir» ces jeunes vendeurs. Ce qui reste incompréhensible c’est qu’à longueur de journée, ces vendeurs sont tolérés et donc ne se sentent pas vraiment indésirables, dès lors ils reviennent. S’il y avait vraiment une décision à prendre, un décret, pourquoi ne pas l’appliquer une fois pour toutes et éviter cette bousculade répétitive, qui cause plus de désagrément que d’ordre ? Même les visiteurs de la ville nouvelle trouvent cette scène désolante et affligeante pour ces vendeurs qui ne savent plus où aller, quoi faire, ni comment gagner leur vie. La réglementation est certes une bonne chose mais il faudra aussi l’appliquer convenablement ,fermement et sans matraque car ces jeunes eux aussi font partie de la société algérienne. A. B.
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