Actualités : AZAZGA
Un bar incendié et la RN 12 bloquée


Le quartier de Tirsatine, qui compte parmi les plus populeux de la ville d’Azazga, a connu une nuit mouvementée hier, marquée par des affrontements avec armes blanches et une fusillade entre les riverains et les gérants d’un bar-restaurant faisant plusieurs blessés dans les deux camps dont un hospitalisé. La présence de l’établissement au milieu d’habitations et tout près d’une école est décriée par la population depuis plusieurs années.
Tout a commencé, selon les citoyens dimanche vers 23h, par un tapage nocturne devant le bar d’où fusaient des cris et des obscénités portant atteinte à la quiétude des riverains qui seraient intervenus en vain, selon eux pour tempérer l’ardeur des consommateurs et des propriétaires avec qui des mots aigre-doux furent échangés. “Au lieu de cesser le tapage, les gardiens nous ont poursuivis”, indique l’un des voisins. Ce qui déchaîna la colère des citoyens rameutés par le bruit. Le bar sera complètement saccagé et incendié et la route bloquée. Les incidents se poursuivront toute la nuit sous forme d’émeute et de bagarre rangée entre les deux camps causant des dégâts aux baies vitrées de l’immeuble faisant face au bar qui fonctionnait au départ comme dépôt de vins et liqueurs avant de se transformer en “bar employant des filles aux mœurs légères qui s’exhibent dans le voisinage suscitant moult réactions aussi musclées qu’administratives restées lettres mortes”, selon eux; le blocage de la route a contraint au changement de l’itinéraire du wali en visite officielle dans la région. Après d’âpres pour parlers avec les services de sécurité qui se sont déplacés en nombre au chef-lieu de wilaya, les citoyens ont exigé des autorités la fermeture immédiate du bar. Chose faite, selon un officier de police qui indique que vu la situation, les autorités compétentes ont décidé la fermeture administrative de l’établissement alors qu’une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur cette affaire. En ville, la rumeur, qui bat son plein, fait état de trois morts parmi les consommateurs. Pour leur part, les citoyens qui ne décolèrent toujours pas vont jusqu’à menacer “d’ouvrir une maison close devant la maison du responsable de cette situation”, si jamais le problème n’est pas réglé. Quant aux gérants de l’établissement, il était impossible de les joindre pour avoir leur version des faits.
S. Hammoum



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2005/08/23/article.php?sid=27136&cid=2